Division 1A Georges Leekens ne devrait pas tarder à se recaser à l’étranger

Georges Leekens a bien digéré son nouveau licenciement, décidé dans la nuit de mardi à mercredi.

Ce mercredi, la voix claire et le ton enjoué, le patriarche de nos entraîneurs recueillait déjà, par SMS, les premières sollicitations ou renouait certains contacts dans l’espoir de retrouver un banc de touche le plus rapidement possible : "Le feu brûle toujours en moi. Ce métier me motive plus que jamais. J’ai l’expérience, la passion. Je suis redevenu libre de choisir ma nouvelle affectation. Je vais repartir à l’étranger, qui connaît ma méthode de travail, moi le perfectionniste. En Belgique, évoquer le nom de Leekens équivaut à agiter un drapeau rouge devant un taureau. Dans mon pays, je ne peux plus forcer - en Flandre particulièrement - ce respect que j’ai acquis, notamment, en Algérie, en Tunisie et même en Turquie. Là, je suis apprécié, même par la presse, en dépit des critiques dont elle a pu m’abreuver."

Georges Leekens n’a donc pas assimilé ce départ de Lokeren, entériné de commun accord, à un déchirement : "Roger Lambrechts et moi demeurons des amis. Je le considère toujours comme une figure paternelle. Je lui ai rappelé que j’étais venu à Daknam à trois reprises pour lui. Pour sauver son club de la relégation. Je ne lui reproche rien même si, ces derniers jours, il n’a pas bien communiqué. Il n’est pas bon d’imposer une telle pression sur le groupe et sur le club. Personnellement, je ne l’ai jamais fait. Dans les moments difficiles, je m’attachais simplement à responsabiliser les joueurs. Quand on panique, on ne garde pas la tête froide."

Leekens demeure un champion de l’autopromotion : "Pendant mon bail à Lokeren, j’ai eu une offre du Cameroun - avant que ce pays opte pour Hugo Broos -, de Roumanie, du Qatar. J’ai repoussé toutes ces propositions parce que j’étais sous contrat avec le Sporting waeslandien…"

Le Limbourgeois assure : "Lokeren ne descendra pas. Il se sauvera quand il aura récupéré De Sutter, Persoons, Jambor."

Arnar Vidarsson assurera l’intérim. Roger Lambrechts cherche un… 13e coach depuis sa prise de pouvoir en 1994. Cédomir Janevski sera-t-il celui-là ?


Hasi et Kristinsson principaux candidats

Arnar Vidarsson assurera l’intérim à Lokeren. En attendant, Roger Lambrechts cherche un… 13e coach depuis sa prise de pouvoir en 1994. Le candidat numéro 1 est Besnik Hasi, qui vient d’être viré par le Legia Varsovie. Roger Lambrecht le veut absolument à la tête de son équipe, mais il n’est pas bon marché. Dans la liste des candidats, Hasi est suivi de près par Runar Kristinsson, l’ancien joueur islandais qui a été viré dans son club suédois. Hasi, lui aussi, a joué à Lokeren. Kristinsson serait déjà en route vers la Belgique.