Ivan Leko était l’homme le plus bruyant du Lotto Park. Il sentait que son équipe pourrait remporter sa troisième victoire de la semaine. "On est venus ici pour gagner, disait-il. J’ai d’ailleurs fait un changement offensif à 0-0. Quand on a plus que 70 % de possession du ballon, il faut au moins marquer un but. Mais la fatigue a joué un rôle. Mbokani, par exemple, était un peu moins bon, mais c’est normal, vu la succession de matchs complets. On n’était pas assez tueurs."

Leko était néanmoins fier de la prestation de ses joueurs. "Anderlecht a joué la contre-attaque dans son propre stade ; c’est sur un contre que le Sporting a marqué son but. Nous avons dominé la partie mais n’avons pas été récompensés. Je suis en Belgique depuis 15 ans, j’ai rarement vu une équipe être si dominante à Anderlecht. La défaite est difficile à accepter."

Pieter Gerkens a failli tromper Van Crombrugge mais était l’un des coupables sur le but encaissé par les Anversois. "On venait de faire un changement", analyse-t-il. "De Pauw et moi ne savions pas qui tenir. On était tous les deux sur Zulj, ce qui a permis à Sambi Lokonga d’infiltrer si loin. Dommage, parce qu’Anderlecht n’a presque pas été dangereux. Bien sûr que la fatigue a joué un rôle, mais ce n’est pas une excuse pour perdre ici."