Retrouvez les réactions de différents acteurs de la rencontre entre Ostende et le Standard, remportée 3-1 par les Côtiers. Des réactions recueillies par nos confrères de Proximus 11.

Franck Berrier : "On reste sur trois-quatre semaines où l'on fait de gros matches, même si on prend à chaque fois un but comme ici, contre Courtrai (2-2) et à Lokeren (1-2). Tous les joueurs sur le terrain ont défendu et attaqué. A chaque match, on a la consigne de travailler. On a marqué au bon moment en deuxième mi-temps et ce troisième but nous a fait du bien même si on s'est fait un peu peur. "

Landry Dimata : "Je me suis bien senti, comme l'ensemble de l'équipe. Mon occasion en début de match, il fallait la mettre au fond directement pour pouvoir gagner ce match, puis on enchaîne les goals. C'était important que ça se passe comme cela. On a essayé d'exploiter les espaces, notamment derrière les milieux de terrain. On l'avaitt travaillé à l'entraînement et on a essayé de le reproduire en match, ce qu'il s'est passé."

Adrien Trebel : "On a attendu la seconde période pour jouer car si on rentre à la mi-temps avec un 4-0, c'était la même chose. Ça suffit pas de faire un bon match à Gand jeudi et de montrer ce visage aujourd'hui. On est venus en deuxième mi-temps avec d'autres intentions car en première mi-temps, on est complètement passés à côté à cause d'un manque d'énergie, d'un manque d'envie. On le paie cash. Si on mettait plus d'agressivité, on finissait le match à huit parce que l'arbitre nous mettait jaune à la moindre faute. On va se remettre au travail en prévision du match de Coupe d'Europe."

Ishak Belfodil : "Quand on rentre dans le match de cette manière, c'est impossible. Ce n'est pas une question de système, de joueurs, c'est l'état d'esprit qui n'y était pas. Ça se paie cash contre une bonne équipe d'Ostende. On a eu une réaction humaine même si on a toujours prouvé qu'on pouvait réagir mais ça ne va pas aller si on attend chaque fois de prendre deux buts pour réagir. Il faut continuer à travailler pour ne pas refaire les mêmes erreurs, parce qu'on n'avance pas comme cela. On aurait pu parler de fraîcheur si on avait fait une moins bonne seconde mi-temps, ici ce n'est pas une question de fraîcheur et on finit pratiquement mieux qu'eux. Si on ne prend pas le penalty, on était bien en train de les pousser mais on n'a pas mis les quelques ballons qu'on a eus pour revenir dans le match."

Silvio Proto : "J'ai reçu un briquet dans le visage mais ce n'est pas grave, je veux bien en recevoir chaque semaine si on gagne. C'est mieux de ne pas s'épancher là-dessus, ce sont des personnes (ndlr : les supporters du Standard ayant lancé des objets dans sa direction) qui n'en valent pas la peine. On avait à cœur de gagner ce match parce qu'on avait perdu des points lors des deux derniers matches à domicile. On est bien rentré dans le match avec une bonne agressivité, on gagnait les duels et on marque assez tôt dans le match, ce qui est bon pour la confiance. On travaille pour des résultats ainsi, la confiance est là mais si on doute encore par moments. On a eu cette victoire avec les tripes. Je n'ai pas paniqué, c'est précisément quand un gardien a du travail qu'il n'a pas le temps de douter. J'ai fait les arrêts à faire pour mon équipe. La troisième clean sheet n'est pas encore pour cette fois malheureusement."

Aleksandar Jankovic : "On a eu du mal à rentrer dans la rencontre. Le corner concédé à la quatrième seconde est un peu à l'image du Standard en première période, très mauvaise, toujours en retard, très peu d'agressivité. On s'est fait bouger au milieu de terrain, Ostende était supérieur dans tous les compartiments. Dans le premier quart d'heure (ndlr. dans les vingt premières minutes), on prend deux buts et ce n'est pas facile de courir après le résultat. On n'est pas au top du point de vue de l'énergie avec l'enchaînements des matches mais on doit être plus présent et plus intelligent en attaquant le match avec plus de concentration et d'agressivité. Je suis responsable de cette défaite. On a su répondre présent jeudi contre Gand, on était dans une série de matches où l'on n'a pas trop mal joué sans prendre les points qu'on méritait. On savait qu'on aurait du mal à rentrer dans le match parce que ce sont souvent les débuts de rencontres qui sont compliqués quand on joue tous les trois jours, mais ce n'est pas une excuse. On recommence pas trop mal en deuxième mi-temps mais le penalty suite à un ballon perdu dans l'axe au milieu de terrain fait très mal. On a eu vingt bonnes minutes où on marque et on pouvait marquer un second but pour ensuite mettre le feu, mais ça ne change pas grand chose. Le Standard était mauvais aujourd'hui. Le Standard a le niveau pour les playoffs 1 et il reste encore beaucoup de matches. La route est longue et la bataille sera dure, pour le Standard et les autres.

Yves Vanderhaeghe : "On a très bien démarré le match avec de bonnes combinaisons, de la vitesse. Le Standard a été directement en difficulté. C'est la première fois que l'on menait 2-0 à la mi-temps mais c'était mérité. En deuxième mi-temps, on devait davantage contrôler le jeu mais on a eu un quart d'heure assez dur. La victoire était acquise quand Berrier marque le troisième but. Je suis content pour mes joueurs car c'est cela fait longtemps qu'ils courent après un match complet, et ça peut leur donner de la confiance de battre le Standard qui ne jouait pas mal ces derniers temps. On met de la distance par rapport au Standard, ce sera peut être décisif pour les playoffs 1. On ne sait jamais dire qui va bien jouer, on voit à l'entraînement qui se montre. J'ai fait le bon choix en mettant Franck [Berrier] au lieu de Musona. C'est l'homme du match, chapeau à lui et j'espère le revoir souvent ainsi. On est en première division depuis quelques années, on a des ambitions et on travaille pour être toujours dans les six. Il faut avoir beaucoup de respect pour les équipes du top qui sont là depuis longtemps. On n'y est pas encore mais on espère souffler dans leur dos."