Zéro sur six : un bilan dramatique pour des Buffalos qui étaient hyper ambitieux avant le coup d’envoi de la saison. “Je ne veux pas le dire trop fort, mais nous visons le titre”, avait déclaré le président De Witte en mai dernier, en vue de cette campagne.

Ce faux départ place Jess Thorup dans une position plutôt délicate. “Je suis sous pression. Nous savons tous ce qu’il en est quand nous perdons deux matchs d’affilée. Je ne me cacherai pas, je ne chercherai pas d’excuses. C’est un fait. Je me concentre sur ce que je sais faire de mieux. C’est-à-dire préparer l’équipe du mieux que je peux. Quelqu’un d’autre décidera de mon avenir”, confiait le Danois en conférence de presse.

Après avoir buté sur une solide équipe de Saint-Trond en ouverture, les Gantois se sont cette fois inclinés contre des Courtraisiens prudents et défensifs, mais très efficaces (1-2). Thorup espérait pourtant une réaction d’orgueil.

En plus du résultat, d’autres aspects inquiètent particulièrement : les hommes de Thorup étaient encore une fois invisibles en première mi-temps, commettaient à nouveau trop d’erreurs individuelles et ne parvenaient pas à se créer des occasions. Les titularisations de Franck Niangbo, de Niklas Dorsch et de Davy Roef (au profit de Roman Bezus, Laurent Depoitre et Thomas Kaminski) ne changeaient rien à l’équation de la semaine passée.

Conscient que ses hommes ne parvenaient à se créer des opportunités dans le jeu, l’entraîneur danois décidait de jeter un troisième n°9 dans le bain : désormais Depoitre, Yaremchuk et Kleindienst occupaient les avant-postes. “Nous comptions sur ‘Air Force One’, expliquait Thorup. “Nous espérions que nos trois tours puissent forcer quelque chose sur phases arrêtées et sur les ballons dans la surface.”

Il n’en fut rien. “Hélas, il manquait la qualité. Mais si tu encaisses quatre buts en deux matchs, il faut peut-être d’abord regarder notre travail défensif, plutôt que notre jeu offensif”, ajoutait le T1 des Buffalos. “On dirait que les joueurs ont plus de mal avec la pression que je ne le pensais.”

Alors qu’il y a quelques jours le Gantoise pouvait se féliciter d’avoir vendu Jonathan David pour une somme record (32 millions), le club voit maintenant ses ambitions prendre du plomb dans l’aile. La crise n’est peut-être pas encore déclarée, mais elle ne se cache plus très loin…