La treizième journée de Jupiler Pro League disputée le week-end dernier a laissé derrière elle un bon lot de polémiques entourant l'assistance vidéo (VAR). Le chef des arbitres belges Johan Verbist a défendu ce nouveau système testé pour la première fois cette saison mais reconnaît que celui-ci "n'est pas infaillible".

La treizième journée à démarré très fort du point de vue des décisions arbitrales contestées avec le match entre Charleroi et Gand (2-1) vendredi soir. Les 'Buffalos' voulaient en effet que l'arbitre Sébastien Delferière siffle deux penalties en leur faveur. Un premier pour un tirage de maillot de Dessoleil sur Kubo, un autre pour une faute de main dans le rectangle de Baby dans le tant additionnel. Dans le premier cas, Delferière a recouru à l'assistance vidéo et a décidé de ne pas sanctionner la faute de Dessoleil. Dans le deuxième cas, il n'a pas consulté les images disponibles.

En fin de rencontre, le coach de La Gantoise Yves Vanderhaeghe était furieux. "Je remets en question ce système du VAR. Quand on voit les fautes flagrantes qui ont été commises aujourd'hui et qui n'ont pas été sanctionnées, il faut mettre ce système à la poubelle."

Un système qu'a défendu Johan Verbist. "Sur la première phase, l'arbitre a suivi correctement la procédure et est aller visionner les images sur demande de l'arbitre VAR Tim Pots. Il a ensuite jugé qu'il n'y avait pas penalty et c'est son droit en tant qu'arbitre. C'est lui qui a décidé et pas l'arbitre vidéo. Le système a bien prouvé son utilité dans ce cas-ci", a analysé dans un premier temps Verbist. "Sur la deuxième phase, quelque chose n'a pas fonctionné. Les deux arbitres ont communiqué. Delferière a décidé qu'il s'agissait d'une faute de main involontaire et l'a communiqué à Pots qui n'a pas revérifié les images. Peut-être qu'il aurait dû le faire."

Une fois ces deux phases analysées, Verbist s'est attardé sur le fonctionnement du système VAR en général. "Je pense que ce système fonctionne bien mais les arbitres sont des personnes. Les attentes des supporters, des entraîneurs, des clubs et des médias sont trop hautes. Ils doivent eux aussi, tout comme nos arbitres, s'habituer à ce nouveau système. Je vais continuer à organiser des sessions d'entraînement pour que la collaboration entre les arbitres et le VAR soit meilleure. Mais ce système n'est pas un système infaillible."

"Nous voulons supprimer les erreurs", poursuit-il. "Mais il y aura toujours des décisions erronées. Je l'ai dit en début de saison et je vais continuer à le répéter. L'arbitrage vidéo a fait de bonnes choses aussi mais l'accent a été moins mis sur cela, ce qui est logique."

La Pro League, qui a investi 500.000 euros dans le VAR via les clubs, est mêlée à la controverse. Patiente et plutôt satisfaite après les débuts difficiles du VAR, la Pro League estime désormais que la période de rodage est passée et veut intervenir. Lors de la prochaine réunion des dirigeants le 13 novembre prochain, Verbist sera amené à fournir des explications. La Pro League veut en effet qu'il y ait des personnes plus expérimentées dans le bus et va pousser pour que l'arbitre vidéo puisse prendre des décisions.