Retour sur la folle soirée du héros genkois, Laszlo Köteles

Avec sa gueule sympathique de prince magyar, il a finalement une bonne tête de héros. Pourtant, jusqu’ici, Laszlo Köteles n’avait guère eu l’occasion de jouer les premiers rôles. Il y a deux ans, il avait débarqué dans notre championnat sans véritables lettres de noblesse. Douze mois plus tard, des problèmes administratifs (son club, Diosgyor, traînant des pieds pour accorder son passage définitif) l’empêchèrent de commencer la saison comme titulaire. Un grand teenager dégingandé en profita pour s’imposer : un certain Thibaut Courtois.

Le départ du gardien prodige n’a pas forcément libéré Köteles. Pardo, Cillessen, Tyton furent cités comme concurrents, avant que le grand Grzegorz Sandomierski débarque. Köteles ne s’est jamais plaint, a continué de travailler avec son coach, Guy Martens, pour garder, au moins provisoirement, sa place.

Contre le Maccabi, en repoussant très joliment les envois de Dvalishvili et de Golasa, il a propulsé le Racing vers les poules de la Ligue des Champions. “Un homme de dix millions” , a titré un journal limbourgeois. “Je ne suis pas un héros” , tempérait-il mardi soir. “Toute l’équipe a été héroïque. Si j’ai arrêté deux tirs au but, il ne faut pas oublier que nos tireurs ont réussi tous les leurs.” Retour sur une soirée et un héros peu communs.

Laszlo, comment s’est passé l’après-match ?

“Nous sommes allés tous ensemble à Hasselt. Les joueurs, mais aussi les épouses et des amis. Je ne suis rentré chez moi que vers 4 heures du matin. Mais nous n’avons pas bu beaucoup. Car il y a déjà un match de championnat samedi et cette compétition est également importante pour nous.”

Vous avez dû crouler sous les félicitations !

“Tout le monde est venu en effet vers moi pour me féliciter. J’ai également reçu beaucoup de messages sur Facebook, ainsi que beaucoup de mails. Mais je n’ai pas pu tous les lire car il y en avait trop.”

Vous avez déjà eu l’occasion de revoir les images de ce match ?

“J’ai juste revu la séance des tirs au but. Je n’en reviens pas que c’est moi qui ai détourné ces deux tirs au but.”

C’est un moment que vous n’êtes pas près d’oublier…

“C’est tout simplement le match de ma vie. Je n’avais jamais disputé une rencontre aussi importante. C’est un match historique, pour le club et pour moi.”



© La Dernière Heure 2011