"Ces déclarations racistes et discriminatoires sont inadmissibles et ne peuvent être approuvées à aucun moment", peut-on lire dans le communiqué publié par les deux clubs. "Le racisme n'a pas sa place. Ni dans le football ni en dehors, ni dans les tribunes ni sur les médias sociaux."

L'Antwerp, Haroun et le Club Bruges disent vouloir "envoyer un signal fort au monde avec cette plainte". "Que ce soit aussi un soutien à tous ceux qui ont déjà eu à faire face au racisme. L'appel #NoToRacism ne peut pas sonner assez fort!", détaille encore l'Antwerp, tandis que le Club Bruges pense qu'une "interdiction de stade est opportune".

De son côté la Pro League "tient à exprimer son soutien total au capitaine du Antwerp, soutient toutes les plaintes déposées par le club et le joueur, et se félicite que le Club Bruges aussi condamne clairement ces propos et porte plainte."

L'association des clubs professionnels explique qu'elle "a déjà élaboré un cadre pour la sanction des propos discriminatoires et racistes dans les stades et a travaillé, au cours des derniers mois, sur un cadre similaire concernant les déclarations racistes et discriminatoires sur les médias sociaux". La Pro League intensifiera ses contacts avec les autorités, la Cellule Football et Unia afin que des actions concrètes puissent être prises "le plus rapidement possible". "La Pro League ne peut pas accepter que ses joueurs se fassent insulter."

La Pro League conclut son communiqué en se réjouissant "des réactions solidaires issues du monde du football et d'ailleurs pour soutenir Faris Haroun" et indique qu'elle "enverra un signal clair avec tous les clubs lors de la prochaine journée de championnat."

Les faits se sont produits dimanche, après Antwerp/Club Bruges (0-2). Haroun a joué tout le match. Après la rencontre, il a partagé sur Twitter une capture d'écran dans laquelle des insultes racistes étaient proférés à son encontre.