Division 1A

Le milieu n'a pas utilisé la loi de 78. Il a juste profité d'une incroyable erreur de son club...

Au lendemain de l’officialisation de la signature d’Alexis De Sart à l’Antwerp pour les cinq prochaines saisons, Saint-Trond a annoncé sa volonté d’entreprendre une action en justice, arguant que le joueur a utilisé, pour se libérer, la fameuse loi de 78. Sauf que la réalité est toute autre puisque, légalement, le milieu était libre de tout contrat. Comment un tel profil s’est retrouvé ainsi sur le marché ? Tout, dans ce dossier, est une question de langue.

Concrètement, le contrat du joueur se terminait le 30 juin dernier et les Canaris avaient jusqu’au 30 mars dernier pour lever l’option supplémentaire d’un an dont il bénéficiait unilatéralement. Ce que le club a fait. Sans respecter la loi.

Le joueur et son entourage ont été informés de la levée de cette option juste avant la date limite dans un courrier adressé en Français et non en Néerlandais. Une petite erreur linguistique aux grandes conséquences puisque la levée de cette option devait être faite comme le stipule la loi dans la langue de Vondel. Dans celle de Molière, elle devient caduque et n’existe donc pas aux yeux de la loi. Ce qui a fait de De Sart un joueur libre au 30 juin.

Selon nos informations, quatre clubs belges et un à l’étranger se sont manifestés en plus de l’Antwerp que le milieu a choisi. Et signe que De Sart et son clan sont dans leur bon droit, le joueur est déjà affilié à l’Antwerp par l’Union belge. Ni lui, ni son nouvel employeur ne risquent une sanction.