Sebastien Dewaest va faire la fête comme jamais et profite de son titre pour répondre à Vormer.

"Vraiment, ils ont affiché le score de Bruges ? On n’en savait vraiment rien. J’ai compris que ça sentait bon quand j’ai vu le banc debout en fin de match. Le coach nous a demandé de ne pas regarder notre téléphone ni d’être tenu au courant du score. L’émotion n’en est que plus belle."

Sébastien Dewaest n’y croyait pas encore. Être champion de Belgique "et fêter ça avec Anderlecht en plus", il n’aurait pas osé en rêver.

Qu’avez-vous ressenti au coup de sifflet final ?

"J’ai pleuré en repensant à toutes les galères que j’ai connues. Je n’aurais jamais cru gagner un titre dans ma carrière."

Ce titre est-il mérité ?

"Bien entendu. Bruges ne pensera pas comme nous mais ce n’est pas grave. D’ailleurs, j’ai un message pour Vormer qui disait qu’il allait nous détruire. Je vais lui en parler la saison prochaine."

Comment avez-vous fait la différence cette année ?

"Nous avons une bonne cohésion de groupe, c’est la clé. Puis, on peut le dire : nous avons le meilleur coach de Belgique. Un homme qui a toujours un coup d’avance sur les autres."

Vous allez le faire boire et le pousser à prolonger !

"On va carrément lui mettre un couteau sur la gorge. On ne laisse pas partir tant qu’il n’a pas signé pour nous prouver qu’il reste. (rires)"

Et vous, comptez-vous rester ?

"Il faudra demander à Dimitri De Conde mais mon cœur est ici. Je rêve de la Champions League depuis que je suis gamin. Tout le monde sera courtisé cet été. On ne doit pas réfléchir à cela maintenant mais juste profiter de ce qui se passe."

La fête va durer jusqu’à dimanche…

"J’espère qu’on fêtera ça intelligemment car je veux prendre les trois points dimanche. Je n’ai jamais bu d’alcool de ma vie. Je vais peut-être m’y mettre et finir par dormir sur un banc. Ma femme ne sera pas contente. Je lui ai dit que j’allais faire la fête et elle m’a demandé d’activer ma localisation sur mon téléphone pour être capable de me retrouver au cas où."