Seule la campagne 2013-2014 a vu Bruges encaisser moins de buts que cette saison

En Champions League, le Club Bruges a encaissé neuf buts à mi-parcours. Trois par match.

En championnat, Butelle ne s’est retourné qu’à neuf reprises en dix prestations. Il est l’un des quatre gardiens à avoir encaissé moins d’un goal par rencontre. A égalité avec ses pairs de La Gantoise et du Standard, le Français n’est devancé - d’un but - que par le dernier rempart de Charleroi. Jamais encore cette saison, Bruges n’est allé repêcher le ballon dans ses filets plus de deux fois par match. Cette distorsion entre les deux compétitions s’explique à la fois par la valeur supérieure des adversaires européens et par les bourdes individuelles commises par les Brugeois en Champions League.

Même si Engels, sa figure de proue, n’a disputé que trois rencontres complètes et un petit quart d’heure d’un quatrième match, la défense du Club présente des gages suffisants d’assurance. Une autre statistique l’atteste : si l’on excepte la saison 2013-2014, qui avait vu l’arrière-garde du Club n’être surprise que six fois en dix matches, la campagne actuelle s’inscrit, en partage, comme la deuxième meilleure saison de ces dix dernières années.

S’il veut conserver son titre, Bruges doit se révéler plus intransigeant, dans ce domaine également.

Butelle est en progrès : Etrangement fébrile au début de la saison, le gardien du Club s’est un peu rasséréné, tout en ne délivrant pas encore les mêmes gages d’assurance que lors des derniers PO1. Si ses réflexes sur sa ligne ne sont pas émoussés, son jeu aux pieds est perfectible et son impulsivité doit parfois être canalisée.

Van Rhijn aux coups francs : S’il doit encore affiner sa dernière passe, le Néerlandais progresse. Il est devenu redoutable sur coups francs et solide défensivement.

Un bon axe central : Poulain est solide parce qu’il ne force pas son talent et Denswil s’est imposé. Empêcheront-ils Teodorcyk de frapper encore? Ce sera l’une des clés du sommet.