Le joueur français réclamait des indemnités à la FIFA et à l'Union belge, qu'il accusait d'avoir empêché son transfert à Charleroi en février 2015.

Le tribunal de commerce de Charleroi a donné raison au footballeur Lassana Diarra qui avait vu son transfert avorté entre le Lokomotiv Moscou et le Sporting de Charleroi. Ses avocats estimaient que le principe de codébition imposé par la FIFA était illégal, ce que le jugement confirme en précisant que la fédération a violé le droit européen sur la libre circulation des travailleurs. Il ordonne également à la FIFA et l'URBSFA de verser 6 millions d'euros au joueur.

Le tribunal a établi la faute de la FIFA et a affirmé que l'Union belge de football aurait dû "prendre ses responsabilités et ne pas se retrancher servilement derrière ce règlement". Par voie de communiqué, Mes Hissel et Dupont ont fait savoir que "la faute de la FIFA et de la fédération belge est acquise et le dommage est constaté. L'article dont question est illégal au regard du droit européen et donc inapplicable. Il a donc vécu et - à l'avenir - il n'entravera plus la carrière des joueurs de football. Nous allons à présent (...) réclamer à la FIFA et à l'URBSFA le montant total du manque-à-gagner de Monsieur Diarra, soit au minimum 6 millions d'euros."


L'Union belge de football examine la décision du tribunal de commerce de Charleroi

Le tribunal de commerce de Charleroi a donné raison au footballeur international français de l'Olympique de Marseille Lassana Diarra (ex-Chelsea, Arsenal et Real Madrid, entre autres), qui avait vu son transfert avorté entre le Lokomotiv Moscou et le Sporting de Charleroi. Ses avocats estimaient que le principe de codébition imposé par la FIFA était illégal, ce que le jugement confirme en précisant que la fédération a violé le droit européen sur la libre circulation des travailleurs. Il ordonne également à la FIFA et l'URBSFA de verser 6 millions d'euros au joueur. L'URBSFA a brièvement réagi jeudi soir.

Le tribunal a établi la faute de la FIFA et a affirmé que l'Union belge de football aurait dû "prendre ses responsabilités et ne pas se retrancher servilement derrière ce règlement".

Diarra contestait le fait d'avoir été empêché, pendant un an (la saison 2014-2015), de faire son travail et donc de percevoir la rémunération qui en résulte.

Aucun club n'avait voulu engager le Français en raison d'une disposition de la FIFA prévoyant que le nouveau club acquéreur pouvait être tenu pour co-débiteur des indemnités (10,5 millions d'euros) réclamées au joueur par le Lokomotiv Moscou.

"Nous avons pris connaissance du dossier aujourd'hui (jeudi, ndlr)", a confié Pierre Cornez, responsable communication de l'Union belge de football, à l'Agence de presse Belga jeudi. "Conjointement avec nos juristes, nous devons examiner la situation avant de pouvoir prendre position dans cette affaire", a-t-il ajouté.

Par voie de communiqué, Mes Hissel et Dupont ont fait savoir que "la faute de la FIFA et de la fédération belge est acquise et le dommage est constaté. L'article dont question est illégal au regard du droit européen et donc inapplicable. Il a donc vécu et - à l'avenir - il n'entravera plus la carrière des joueurs de football. Nous allons à présent (...) réclamer à la FIFA et à l'URBSFA le montant total du manque-à-gagner de Monsieur Diarra, soit au minimum 6 millions d'euros."

A noter que cette décision, prise en première instance, est susceptible d'appel.