L'Union belge l'a confirmé lundi. Après la rencontre, Vincent Kompany avait expliqué au micro d'Eleven Sports qu'il avait été victime d'insultes racistes de la part de supporters brugeois tout comme son staff et une partie de ses joueurs. "Ils ont crié 'singe noir'", avait-il déclaré.

"Cet incident sera traité par la Chambre nationale pour la lutte contre la discrimination et le racisme, qui a été mise sur pied en début de saison pour traiter disciplinairement toutes les affaires liées à la discrimination et au racisme de façon forte et adéquate", peut-on lire dans le communiqué.

"Le racisme est ignoble. Toujours et partout. Sur le terrain et dans les tribunes. Les propos racistes et discriminatoires causent des dommages psychologiques irréparables. Ils n'ont pas leur place dans un stade de football. Point à la ligne. Les joueurs, les entraîneurs, les arbitres, les stewards, les supporters et toutes les personnes impliquées lors d'un match de football méritent un environnement sûr. Cela semble être la logique même. Mais ce n'est pas une réalité", a ajouté la RBFA.

"Les clubs sont confrontés à l'obligation de mettre en œuvre une politique de tolérance zéro en matière de discrimination, de racisme, de violence et de pyrotechnie. En paroles et en actes", a encore précisé l'Union belge qui "veut continuer à appeler les supporters, les joueurs, les dirigeants, les entraîneurs ou encore les bénévoles à dénoncer toute manifestation discriminatoire ou raciste dans le football professionnel ou amateur via le point de signalement Come Together".

Lundi, le Club de Bruges a déclaré vouloir identifier et interdire de stade les auteurs des insultes tandis que la police brugeoise a dressé un procès-verbal "afin de faciliter l'enquête".