Le voilà prêt à entrer en fonction samedi avec la Supercoupe de Belgique : le "VAR replay center", installé dans un des nouveaux bâtiments du centre fédéral de Tubize, prend le relais des fameuses camionnettes itinérantes qui se garaient de stade en stade et dans lesquelles trois arbitres devaient s’entasser durant deux à trois heures pour superviser un match.

"Ce nouvel outil de travail est prêt, a été testé dans tous les stades, et vivra sa grande première samedi avec la Supercoupe, puis en championnat. On verra plus tard pour la D1B", explique le Français Bertrand Layec, directeur technique de l’arbitrage belge depuis deux ans. "Par rapport aux camionnettes, il proposera une meilleure qualité d’image, du matériel de haute gamme et un espace de travail qui sera nettement plus agréable qu’un van de 3 m2 (sic). Par ailleurs, il nous permettra d’optimiser les désignations pour permettre à un arbitre VAR de faire deux ou trois matchs sur un week-end."

La journée de mercredi a aussi été celle de la traditionnelle rencontre avec les clubs et les entraîneurs, pour ceux qui ont fait le déplacement à Tubize, comme Philippe Clement (Club Bruges), Felice Mazzu (Union), Enzo Scifo (Mouscron), Jordi Condom (Seraing), Wouter Vrancken (Malines), Brian Priske (Antwerp) ou Luka Elsner (Courtrai). L’occasion de leur rappeler quelques subtilités sur les fautes de mains ou sur le VAR.

À ce sujet, le Français s’est réjoui de l’arbitrage vidéo à l’Euro : "Pour moi, le VAR a très bien fonctionné durant ce tournoi. L’Euro a confirmé notre ligne belge sur ce sujet, même si elle est parfois contestée par des gens qui souhaiteraient plus d’interventions : l’objectif reste que l’arbitre de terrain prenne les décisions. Le VAR ne doit intervenir que lorsqu’il y a une erreur évidente. Et quand un arbitre va revoir une phase, ça doit durer dix à quinze secondes maximum."

Parmi les exemples présentés pour appuyer l’exposé, le fameux penalty sur Sterling en demi-finale de l’Euro. "Ici, nous ne nous attendons pas à ce que l’arbitre siffle penalty… mais le VAR ne doit pas intervenir pour autant" , détaille Fredy Fautrel, autre Français en charge du VAR. Car il ne s’agit pas d’une simulation claire. Même analyse pour le penalty obtenu par Doku contre l’Italie : il n’y avait pas faute, mais pas non plus d’erreur claire.