La soirée a été émaillée de plusieurs incidents à Bruges, notamment avec l’entraîneur anderlechtois et Teodorczyk.

Surprise pour les journalistes-télé dimanche soir, une petite demi-heure après le coup de sifflet final. Ce n’est pas René Weiler qui s’est présenté devant les caméras mais David Sesa, l’un de ses adjoints. “René a reçu des projectiles en dessous des côtes en rentrant au vestiaire et il se fait soigner chez le médecin. C’est un projectile qui venait des tribunes brugeoises mais on n’a pas pu identifier l’auteur.”

Un gros quart d’heure plus tard, René Weiler débarquait dans la salle de presse du Jan Breydelstadion. Sans aucune séquelle et avec le sourire. Et quand on l’a interrogé sur ces fameux projectiles (finalement des piles subtilisées par des supporters brugeois à une équipe de télévision), il a botté en touche. “Ce n’est pas du tout important. Il faut parler de football et pas du reste”, répondait-il avant de lancer “vous voyez, je vis encore” qui a fait rigoler l’assemblée.

L’histoire de ce projectile en restera là.

Le dernier Topper de la saison a été très chaud dimanche. La tension était palpable bien avant le coup d’envoi. Une bonne partie des 27.490 spectateurs avait décidé de chambrer Teodorczyk, réserviste à la surprise générale. Cela a commencé à sa sortie du car. Aux railleries, le Polonais a répondu par un doigt d’honneur. Puis, durant l’échauffement, il a envoyé plusieurs chandelles vers les supporters brugeois qui rigolaient de ses tirs ratés. Il a même réclamé un ballon de plus à envoyer mais Nicolas Frutos est venu le calmer.

Un échauffement mouvementé aussi pour Weiler. Quand l’arrosage automatique de la pelouse s’est mis en marche juste aux pieds du Suisse, il s’est énervé sous les moqueries des spectateurs qui étaient déjà installés en tribunes. “Le public de Bruges a aussi mis beaucoup de pression pendant le match”, concluait un René Weiler plus nerveux que d’habitude durant la rencontre.