Supporters bien chauds, fumigènes et organisation ric-rac, l’Antwerp s’annonce comme l’ambianceur de la saison

Une heure avant le coup d’envoi, c’était déjà la folie au Bosuil.

Alors que les journalistes découvraient une tribune de presse de laquelle il était impossible de voir le match sans se tenir debout, Nicolas Frutos a fait connaissance avec l’ambiance anversoise.

Hué, l’Argentin a porté la main à l’oreille comme pour leur dire qu’il ne les entendait pas. Les supporters n’ont visiblement pas apprécié et lui ont rétorqué de grands "tu te prends pour qui p***** ?"

Dans la plus grande tribune, près d’une centaine de fans (les plus turbulents) en noir, lunettes de soleil sur le pif, étaient surveillés de près par des policiers.

Il ne fait pas bon être Mauve quand on se déplace à l’Antwerp. Les fans ont eu droit à toutes les insultes possibles. Les dikkenek et autres noms d’oiseau ont volé de tous les côtés.

Les supporters du Great Old ont profité que tous les regards soient portés sur leur stade pour marquer le coup. Ils ont déployé un tifo sur lequel des logos de têtes de mort entouraient un slogan clair : "Nous ne sommes pas venus en paix."

Ils ont remis le couvert avec un second tifo lors du retour des vestiaires.

Les Anderlechtois en ont également pris pour leur grade. Ivan Obradovic a même reçu un ballon balancé par un supporter droit sur la tête. Les Anversois savent comment mettre le feu à la maison et ne se gêneront pas pour en faire de même hors de leurs bases.