Le désormais célèbre virologue a également évoqué le Tour de France et s'appuie sur des arguments assez étonnants.

C'est une petite bombe lâchée par Marc Van Ranst, ce mardi soir. Une brèche dans laquelle Anderlecht pourrait bien vite s'engouffrer. Sur VTM, le virologue a quelque peu changé de version concernant le football belge et la fin de saison. Après avoir déclaré il y a quelques semaines que "finir la compétition sera très difficile, on pourrait jouer tout au plus la finale de Coupe à huis clos", Van Ranst change de ton alors que d'autres pays européens envisagent une reprise de la compétition: "Une reprise en juin est envisagée dans d'autres pays. Il faut voir comment ils s'y prendront. J'ai beaucoup de sympathie pour la décision de la Pro League qui apporte de la clarté. Mais d'un autre côté, s'il y a une opportunité de jouer en juin dans d'autres pays, il serait triste de ne pas la considérer du tout ici."

Une déclaration suffisante pour changer l'issue de l'Assemblée générale programmée le 24 avril ? Peu probable, selon Het Laatste Nieuws, qui voit la grande majorité des clubs s'en tenir à l'officialisation de la fin de saison. Mais depuis le début de cette crise sanitaire, on a vu beaucoup de choses changer en peu de temps et il serait étonnant qu'Anderlecht ou l'Antwerp ne s'engouffrent pas dans cette brèche.

"Nous allons nous habituer à voir les gens mourir du coronavirus"

Dans les colonnes du Nieuwsblad, c'est un discours plus étonnant encore qu'a tenu le virologue, à propos du Tour de France cette fois. Selon le Dauphiné Libéré, la Grande Boucle devrait se tenir fin août-début septembre. Pour Van Ranst, cette échéance est "encore lointaine. D'ici là, deux choses auront changé: j'espère que l'épidémie aura ralenti et que notre façon de l'appréhender aura changé. Nous allons nous habituer à certaines choses. Cela fait des années que nous sommes habitués à la grippe. On trouve normal que 10% de la population la contracte et que certains finissent à l'hôpital et en meurent. Cela risque d'être la même chose pour le Covid-19."

Ainsi, selon Van Ranst, "l'année prochaine, toutes les victimes du coronavirus ne seront plus l'actualité n°1. Actuellement, les médias parlent du virus 24 heures par jour. Au bout d'un moment, ils ne pourront plus le faire." Dans le cas concret du Tour de France, il n'y a pas d'inquiétude à avoir pour les coureurs, selon lui: "Ils sont désormais dans des hôtels séparés et ne se rencontrent qu'en course. Et puis, les coureurs sont déjà paranoïaques concernant leur santé. Les staffs seront également bien préparés à réagir en cas d'alerte."

Concernant le public, Van Ranst pense que "les masques buccaux seront plus accessibles en août ou septembre. Bien sûr, la distanciation sociale sera compliquée au départ et à l'arrivée. Mais j'imagine sans problème une course avec des masques sur le visage des spectateurs et même des masques jaunes pour le staff de l'équipe du leader de la course." Avant toutefois de préciser que ce scénario, il l'imaginait surtout pour les courses de 2021.