Le Courtraisien espère tout de même que les Hurlus se sauveront.

Idir Ouali a le sourire. Le Courtraisien réalise une belle saison au KVK et va retrouver un club qui lui est cher, Mouscron. "Malheureusement, ils sont dans une situation délicate", soupire l’ailier.

Et que ceux qui crient déjà au complot en soient pour leurs frais. Courtrai ne va pas laisser filer les trois points pour faire plaisir à son voisin mouscronnois. "Je leur souhaite de tout cœur le meilleur mais nous allons tout faire pour gagner. Nous sommes des professionnels, nous avons notre fierté. Nous l’avons prouvé à Charleroi. Maintenant, si nous devions condamner les Hurlus à la descente, j’avoue que j’aurais un pincement au cœur…"

Courtrai évolue en roue libre depuis plusieurs semaines. Les Flandriens doivent trouver une motivation particulière pour terminer cette phase classique. "Je trouve la motivation dans les matchs. Nous sommes payés pour jouer au football; nous devons donc tout faire pour le produire le plus correctement possible."

Cette rencontre face à Mouscron lui rappelle de bons souvenirs : ses premières minutes en D1, ses premiers buts… "Chaque joueur a un attachement particulier par rapport à son premier club. Je suis vraiment déçu pour eux. S’ils devaient descendre, j’aurais vraiment des sensations désagréables. Évidemment, je préférerais largement que ce soit Westerlo qui descende mais le KVK jouera son rôle d’arbitre. Que le meilleur gagne et se sauve."

Des luttes pour le maintien, Idir Ouali en a déjà connu de nombreuses. "Cela peut être beau comme cela peut être douloureux. Si tu te maintiens au bout de la dernière journée, les supporters ne retiendront que cela et tu pourras faire la fête. J’ai connu la descente avec Le Mans et Paderborn en Allemagne. Par contre, avec Dresde, nous nous étions maintenus."

À Courtrai, Idir Ouali est loin d’être concerné par ces savants calculs. "Le KVK , c’était le club idéal pour me relancer. Après mes passages en Allemagne, j’avais envie de retrouver un championnat que je connaissais bien et qui me réussissait bien. Courtrai, c’est ce qu’il me fallait."