C’est pourtant l’élément offensif qui se met le plus en évidence. Dans un secteur où les Hurlus brillent par leur inefficacité, Beni Badibanga est l’un des seuls à qui l’on ne peut rien reprocher. L’ancien Liégeois tente sa chance dès que l’occasion s’en présente et apporte grâce à sa mobilité. Le problème, c’est que l’ailier de formation est bien trop souvent isolé pour espérer faire la différence.

"J’ai de la distance à parcourir par rapport à la position du bloc. Le plan de jeu, c’est de récupérer le ballon le plus haut possible mais on n’y parvient pas assez. Ce n’est pas une question de système de jeu mais de notre faute, analyse-t-il. Après, c’est vrai que quand j’élimine un défenseur, je sais qu’il y en aura un deuxième voire un troisième."

Même si les Hennuyers ont tiré treize fois au but, ils n’ont pas vraiment été dangereux à l’instar de la première journée où le merveilleux but de Bakic avait été l’arbre qui cachait la forêt. Un manque flagrant de poids offensif que le Belge peine à comprendre.

"Je ne parviens pas à l’expliquer. Les Malinois étaient bien en place, ils ne nous laissaient pas d’espaces. Il y avait directement trois de leurs joueurs sur le porteur du ballon quand ils n’avaient pas la possession", explique le joueur de 24 ans.

Lucide, l’avant ne souhaitait pas polémiquer sur le penalty que Monsieur Dierick a fait retirer alors que Togui et Storm avaient manqué les deux tentatives. L’arbitre estimait qu’Hervé Koffi n’avait pas les pieds sur sa ligne lors de l’envoi. "C’est bizarre. Mais il fallait mettre ça de côté pendant la rencontre car on ne pouvait plus rien changer. Si on ne fait pas le travail devant, on a notre part de responsabilité."

Le récent transfuge mouscronnois est déjà tourné vers le prochain déplacement à Anderlecht où il voudra se signaler. "On a montré de bon nes choses. Tout n’est pas négatif", relativisait-il. Si l’Excel repart du Lotto Park bredouille, l’inquiétude pourrait quand même déjà être de mise.