En tant que bon capitaine, Alessandro Ciranni a d’abord pris ses responsabilités sur le terrain en délivrant un superbe centre à Harbaoui avant de rester digne en se présentant devant la presse malgré la déception. Fort ému, le Mouscronnois prenait la responsabilité de la descente pour lui et ses coéquipiers.

"C’est à cause de nous si on en est là. Il n’y a pas d’autres choses à dire. On avait seulement trois points après dix matchs. Lors de plusieurs rencontres, on avait l’occasion de prendre ce point qui nous manque tant aujourd’hui. Mais on a offert ces unités dans les derniers instants contre Anderlecht, Ostende, le Beerschot, Charleroi et Waasland. C’est là où tout s’est joué."

Les Hurlus pourront regretter amèrement l’égalisation de Frey à la dernière seconde lors du déplacement de Waasland au Canonnier. Ils ont joué avec leur bonheur et finissent par être sanctionnés durement. Espéraient-ils un coup de main de Louvain ce dimanche face à l’ex-lanterne rouge ? "On savait que les Louvanistes ne nous feraient pas de cadeaux. On a eu tant de fois l’occasion de se sauver. Encore aujourd’hui, on parvient à ouvrir le score puis à égaliser. mais on donne encore les points."

Contrairement à Olinga, Ciranni n’a pas voulu parler de la direction. "Je ne veux pas épiloguer là-dessus. En tant que professionnel, on doit se concentrer sur nos performances. C’était à nous de prendre les points sur le terrain. C’est vraiment difficile à vivre."

Le joueur formé à Genk connaît pour la première fois la désagréable sensation d’une descente. "Je n’ai pas beaucoup de mots pour l’instant. Je n’ai jamais vécu une telle situation. Cela fait vraiment mal. Pas seulement pour moi mais surtout pour toutes les personnes qui ont le cœur hurlu. Je pense aux bénévoles et aux supporters."

Y aura-t-il encore un club l’an prochain ? Rien n’est moins sûr. L’Excel n’a pas eu sa licence et cette descente actée risque de repousser les envies des potentiels repreneurs. Onze ans et demi après le scénario catastrophique de l’Excelsior, les douloureuses réminiscences d’une faillite ressurgissent au Canonnier.