Glen de Boeck avait rarement été aussi énervé durant sa carrière de coach.

Glen De Boeck avait besoin de quelques minutes après la rencontre pour digérer le non-match des siens jeudi soir sur la pelouse d’un concurrent direct au maintien, Waasland-Beveren.

"À la pause, j’ai poussé une gueulante comme rarement dans ma carrière", soupirait l’Anversois. "Je pense qu’en dix années de carrière comme coach, ce n’est que la troisième fois."

C’est le comportement de certains joueurs qui l’a mis hors de lui.

"J’ai vu des gars sur le terrain qui se prenaient pour des vedettes. C’était incompréhensible. Mais qu’ils aillent ailleurs alors s’ils sont si forts. Franchement, vous croyez que s’ils étaient vraiment ces vedettes, ils seraient à Mouscron ?"

La semaine dernière déjà, Glen De Boeck avait insisté sur le fait que certains joueurs n’avaient pas évolué à leur niveau. Il avait même pointé du doigt un joueur : l’Égyptien Trezeguet. Présenté comme le sauveur de Mouscron, le joueur prêté par le Sporting d’Anderlecht déborde de confiance en lui. Parfois trop…

C’est surtout la première période qui est restée en travers de la gorge de l’entraîneur mouscronnois. "Waasland-Beveren jouait avec le couteau sous la gorge. On se devait d’être présents sur les seconds ballons, d’amener de l’agressivité dans notre jeu. Attention, pas celle de Mulic, hein, mais celle qui est saine. La mentalité était très importante. Et qu’avons-nous vu ? Que c’était finalement Waasland-Beveren qui en voulait plus que nous…"

Le capitaine David Hubert ne pouvait qu’abonder dans le même sens que son entraîneur. "À Mouscron, tout le monde doit être à 100 % pour que l’on puisse gagner un match. Pas à 70 ou 80 % comme ce jeudi. Il n’y a que Messi qui peut inverser la tendance même en évoluant en dessous de son niveau. Et il n’y a pas de Messi chez nous…"

Des starlettes ?

Un commentaire de Thomas Van den Bril.

Glen De Boeck avait déjà surpris son monde à la pause. Il est entré dans la salle de presse pour boire un café alors qu’il venait de passer un savon à ses joueurs. Une démarche surprenante qui démontrait son agacement. Un agacement qui n’était pas neuf dans le chef de l’Anversois qui n’hésite pas à dire quand l’un ou l’autre joueur n’évolue pas à son niveau.

Ce jeudi, clairement, plusieurs joueurs ont évolué en dessous de leurs capacités. Notamment les deux éléments qui avaient donné des satisfactions lors des dernières semaines : Luka Stojanovic et Trezeguet. Les deux hommes sont arrivés en méforme à Mouscron mais ont cravaché pour rapidement être les fers de lance offensifs hurlus . Paient-ils aujourd’hui leurs efforts ou alors prennent-ils la compétition de haut ? Réponse ce dimanche…