Un entraîneur qui n’a toujours pas remporté de matchs après huit journées est systématiquement menacé. Fernando Da Cruz le sait mais l’entraîneur français fait abstraction de la situation. "Ma direction n’a pas abordé le sujet mais je ne suis pas dupe. Je mets toute mon énergie pour trouver des solutions."

Des moyens nouveaux qu’il trouvera peut-être grâce à… quatre renforts. "Je compte Marko Bakic et Fabrice Olinga comme des recrues. Ils ont été perturbés pendant le mercato sur un possible départ. Fabrice a eu aussi le Covid et une blessure. Je les trouve bien plus impliqués et meilleurs à l’entraînement", déclare le technicien mouscronnois.

Face à une équipe "à la philosophie espagnole à base de possessions et de redoublements de passes", Fernando Da Cruz ne veut pas tout changer afin de garder un équilibre défensif. Mais il espère voir davantage de mouvements offensifs qu’à la Côte. "On n’a pas été au niveau à Ostende. C’était un jour sans et j’attends avec impatience une réaction de mes joueurs. Ils doivent montrer autre chose."

Changer de système apparaît toutefois nécessaire tant le dispositif en 5-3-2 ne réussit pas aux Hurlus. Les pistons passent la majeure partie de leur temps à défendre ce qui rend l’animation de ce schéma stérile. Eupen n’est peut-être pas l’adversaire idéal pour se relancer mais à domicile, le REM doit enfin gagner sous peine de voir la situation s’aggraver.

Il faudra faire sans Yves Dabila. Le défenseur central était sorti à Ostende après une demi-heure. Il souffre d’une fracture au cinquième métatarse et son indisponibilité se porte au moins jusqu’à la trêve hivernale. Benjamin Van Durmen, quant à lui, est incertain à cause d’une gêne à la hanche. Fernando Da Cruz pourra compter sur le retour de Dimitri Mohamed et Éric Bocat. Leurs problèmes aux ischios étant résolus.

Retrouver la victoire dans un Canonnier qui n’en a plus connu depuis le 7 mars dernier est urgent pour un Excel encore cantonné à cette lourde et dernière place.