Mouscron n’a plus gagné depuis le 22 septembre et la venue d’Eupen

Le bilan du Royal Excel Mouscron depuis le 22 septembre et sa victoire 3-2 sur Eupen n’est pas à la hauteur du début de saison des Hurlus. Avec seulement trois points sur dix-huit (des nuls face à Malines, Genk et l’Antwerp), les Mouscronnois ont quitté le Top 6 et sont aujourd’hui bien rentrés dans les rangs.

Physiquement et mentalement, les Hurlus semblent accuser le coup. Là où on s’enthousiasmait en début de saison, on s’inquiète aujourd’hui. Il y a moins de liant dans le jeu prôné par les hommes de Mircea Rednic, moins de dynamisme, moins d’appels, moins de réussite. Bref, les Mouscronnois sont clairement dans le creux de la vague.

Dimitri Mohamed, le milieu de terrain du REM, pointe peut-être aussi, inconsciemment, un problème de mentalité. "Peut-être que nous nous sommes crus trop beaux après notre début de saison", constatait-il.

Mircea Rednic abondait dans le même sens. "Il y a des joueurs qui travaillent pour les autres et d’autres qui se prennent pour des ingénieurs…"

Le Roumain a souvent le sens de la formule assez juste. Et cette remarque, ce n’est pas la première fois qu’il l’a fait. Mais c’est la première fois qu’il l’affirme haut et fort.

Certains joueurs n’ont plus le même rendement qu’en début de saison. On pense notamment à Jonathan Bolingi qui flirtait avec le Taureau d’Or. Muet depuis plus d’un mois, le Congolais apporte beaucoup moins sur la pelouse. Moins de vivacité, il gagne aussi moins de duels.

"Mais contre une équipe de Waasland-Beveren, il faut répondre présent dans les duels", poursuivait Dimitri Mohamed. "Nous ne sommes pas parvenus à le faire. Ajoutez à cela, un problème de réussite (NdlR : Omar Govea a touché le poteau en seconde période), cela explique aussi pourquoi nous prenons moins de points pour le moment."

Autre point non négligeable à soulever : l’effet de surprise. Aujourd’hui, les révélations Govea, Awoniyi et Bolingi n’ont plus de secret pour les adversaires des Mouscronnois.

Enfin, la jeunesse et les nombreux changements dans le onze de base, imposés par les blessures et les suspensions, n’ont pas aidé à faire de Mouscron une équipe stable. Et les Hurlus en payent maintenant les pots cassés.