Le portier croate du REM ne se cherchait pas d’excuse.

Le tournant du match est sans conteste l’erreur d’appréciation de Matej Delac sur le but égalisateur de Ricardo Van Rhijn.

"Le pire, c’est que je savais comment le Brugeois tirait ses coup-franc", déplorait le gardien croate du REM. "Le coach Jacky Munaron avait analysé sa manière de botter les phases arrêtées et me l’avait expliqué. Malheureusement, j’ai fait une grosse erreur…"

Matej Delac a été particulièrement passif. "Je vois le ballon arriver et je pense que mon corps est bien derrière le ballon. Malheureusement, ce n’était pas le cas et il file à côté de moi."

Jusqu’à ce moment-là, tout était quasiment parfait pour les Mouscronnois. "C’est pour cette raison que mon erreur me fait encore plus râler. Pendant toute la rencontre, nous avons été très bons."

Et lui en particulier. Car si à la pause Mouscron revient avec un but d’avance au marquoir, c’est en partie grâce aux nombreux arrêts déterminants du Croate. Et en début de seconde période, c’est lui aussi qui a permis aux Hurlus de tenir le marquoir. Sur toute la rencontre, Matej Delac a fauté sur le ballon le plus facile qu’il a eu à négocier alors que les Hurlus avaient tant besoin ne fût-ce que d’un point pour leur moral.

Mouscron passera donc l’année en tant que lanterne rouge. Mais les Hennuyers pourront malgré tout se montrer moins inquiets qu’avant ce match à Bruges. "Nous avons fait quasiment jeu égal avec cette équipe qui a joué la Champions’ League ", poursuivait Matej Delac. "Ce lundi, nous n’avons pas vraiment vu de différence entre le premier et le dernier du classement général."

De bon augure pour la suite ? On avait dit la même chose après les matchs à Ostende ou face à Anderlecht en début de saison…