Il n’y a pas que pour Mircea Rednic et pour Jonathan Bolingi que la réception du Standard sera particulière.

Dans le noyau du Roumain, plusieurs joueurs ont transité par Sclessin : Sébastien Locigno, Yannis Mbombo ou encore Mergim Vojvoda. Le Kosovar ne quitte pas son sourire lorsqu’il évoque ses années chez les Rouches.

"Mon plus beau souvenir ? C’est quand j’y ai signé mon premier contrat pro . C’était le jour de mon anniversaire."

Au centre de formation du Standard, il a fréquenté plusieurs joueurs pros. "Mon meilleur ami là-bas, c’était Deni Milosevic. J’ai aussi joué avec Yannis Mbombo, François Marquet,… Il n’y a pas eu beaucoup de jeunes qui ont évolué dans la durée au Standard mais cela n’a pas empêché ces joueurs de défendre les couleurs d’autres clubs de D1. C’est bien la preuve que si l’on ne perce pas à Sclessin, on peut tout de même avoir une carrière de footballeur pro."

Mergim Vojvoda a d’autres souvenirs en étant jeune. Dont celui d’avoir été un jour ramasseur de balle à Sclessin. "C’était lors d’un certain Standard-Malines. J’avais 16 ans. Le Standard avait gagné 4-0. Seijas avait marqué un superbe but d’une latte rentrante. J’étais proche du point de corner où les joueurs ont célébré le but. Je comprends grâce à cela ce que ressentent les petits ramasseurs de balle le long de nos terrains. J’essaie, du coup, d’avoir toujours un petit geste pour eux."

Aujourd’hui encore, il n’est pas rare que Mergim aille voir le Standard. "J’y croise quelques joueurs. Je me souviens que l’an dernier, je me faisais charrier. On me disait que Mouscron allait descendre. Cette année, c’est différent."

Il devrait resigner pour trois saisons

Le bon début de saison de Mergim Vojvoda ainsi que son nouveau statut de joueur international a donné une nouvelle envergure au latéral droit.

La saison dernière, déjà, son nom avait circulé dans quelques formations de l’élite dont la Gantoise. Dans sa dernière année de contrat, Mergim Vojvoda était en position de force pour négocier un tout nouveau contrat.

"Je me sens bien à Mouscron", explique-t-il. "C’est le club qui m’a réellement donné ma chance en D1."

Depuis quelques semaines, Adrian Aliaj, son agent, négocie avec la direction mouscronnoise pour une prolongation de contrat. Il semblerait qu’un accord ait été trouvé entre toutes les parties pour un nouveau contrat de trois ans. On imagine qu’il y a, pour Mergim, une valorisation salariale à la clé en plus de la sécurité dans la durée de son appartenance au club mouscronnois.