Il reste neuf finales au REM pour assurer son maintien. Et sa survie ?

Mircea Rednic, l’entraîneur Roumain du REM, ne s’en cachait pas : "Ce match face à Lokeren est probablement le match le plus important de cette seconde partie de saison", soulignait-il.

Mouscron accuse actuellement un retard de trois points sur Westerlo, son plus proche (et unique ?) concurrent au maintien. Les Hurlus ne peuvent se permettre de voir cet écart se creuser. Mieux même, ils doivent espérer un revers des Campinois à Malines dimanche soir et que dans le même temps ils prennent des points face à Lokeren.

Cela relancerait la course au maintien et cela lancerait surtout Mouscron pour 2017.

Car une culbute en D1B serait une catastrophe pour les Mouscronnois. Les Hurlus sont dans une situation particulièrement délicate. Ils appartiennent à des investisseurs étrangers dont le but n’est pas de faire du mécénat mais bien de mettre en avant certains joueurs appartenant à leurs réseaux amis. Mais pour le moment, dans le placement des joueurs, les investisseurs se sont trompés. Et cela se ressent au niveau financier. Car les Hurlus n’ont pour le moment engrangé de l’argent qu’avec des joueurs venus de la période précédente. Anice Badri a apporté un peu plus de 250.000 euros et Noë Dussenne près d’un million. Les autres sont partis gratuitement avec des pourcentages en cas de revente. Même Julian Michel à Waasland.

Une culbute en D1B mettrait particulièrement à mal le projet des investisseurs. Qui pourraient décider de quitter le Canonnier. "Nous n’avons pas envisagé cette éventualité", soulignait lors du stage hivernal Juri Selak, le directeur sportif du REM. Mais si les investisseurs n’ont pas délié les cordons de la bourse pour faire venir le milieu de terrain réclamé par Mircea Rednic (NdlR : voir ci-dessous), c’est bien la preuve qu’ils ne veulent pas dépenser trop d’argent pour maintenir les Hurlus.

Reste la volonté des joueurs. Beaucoup n’appartiennent pas à Mouscron. Il faudra dès lors que Mircea Rednic trouve les bons mots pour motiver ses troupes et surtout les joueurs dont leur avenir est assuré.

Les supporters hurlus sont également attendus au Canonnier pour qu’ils jouent à fond leur rôle de douzième homme. "C’est dans les moments difficiles que l’on voit les vrais supporters", insiste Mircea Rednic.