Vercauteren n’a pas du tout reconnu son équipe

GENK Entre deux amis, on se cherche rarement des noises. Franky Vercauteren et Francky Dury auraient pu, l’un et l’autre, ergoter sur l’une ou l’autre phase litigieuse. Le premier a eu l’élégance de ne pas incriminer les pertes de temps répétées de Jorgacevic.

Le second s’est excusé : “Nous n’avions pas du tout l’intention d’évoluer de manière négative. Ce sont les circonstances du jeu qui nous y ont parfois contraints. Il est difficile pour une ligne médiane à vocation offensive d’acquérir instantanément des automatismes défensifs. Seul Smolders, qui, à mes yeux, a livré un grand match, y est parvenu. Si l’on ajoute à cela l’expulsion de Suler qui est notre leader, on peut trouver de larges circonstances atténuantes à notre comportement parfois contre nature. Je suis surtout heureux que nous ayons enfin remporté un match au sommet. Je reconnais que Genk pouvait revendiquer davantage. Mais nous avons, ce soir, bénéficier du brin de réussite qui nous avait fait défaut contre Westerlo.”

Franky Vercauteren n’avait pas du tout apprécié la première période de son équipe : “Nous avons manqué de tout : de concentration, de qualité dans le chef de certains joueurs et de finesse. Nous n’étions pas suffisamment affûtés. Nous avons été meilleurs en seconde période mais nous avons trop souvent joué encore dans les cartes de La Gantoise. Celle-ci a fait ce qu’elle devait faire. On aurait peut-être pû revendiquer davantage mais nous devons nous en prendre qu’à nous-même. On doit donc accepter cette défaite, se remettre en question et, surtout, revoir notre manière de jouer car il est évident que si on n’a pas perdu contre meilleur que nous, on est capable de beaucoup mieux jouer.”

Bojan Jorgacevic, qui s’est érigé en héros d’une valeureuse défense gantoise, avait retrouvé son calme au coup de sifflet final : “Nous avons remporté la victoire du caractère, de la vigueur et d’une mentalité exemplaire. Une terrible motivation nous animait pour revenir à 1-1 et poursuivre sur notre lancée. C’est la véritable équipe gantoise que nous avons vue ce vendredi.”

Thibaut Courtois, qui a failli égaliser, ne cherchait pas d’excuse : “Notre nonchalance nous a coûté deux buts.”



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