Avec le Maccabi Haïfa, Elyaniv Barda avait forcé le partage à Mestalla

Samedi dernier, contre Westerlo, Elyaniv Barda a évacué bien des frustrations. Avec un but et deux assists , l’Israélien a été le grand bonhomme de la soirée. Une manière pour lui de fêter son retour dans l’équipe, lui dont la dernière titularisation remontait à la débâcle en Coupe contre le Lierse.

“Je ne sais pas si j’ai payé ce match. Ce soir-là, c’est toute l’équipe qui a été mauvaise. Pas plus que je pense avoir payé mon exclusion à Louvain. Aujourd’hui encore, j’estime que je ne méritais pas la carte rouge” , juge le n°18 du Racing.

Par le passé, l’Israélien avait parfois eu maille à partir avec Frank Vercauteren. Car c’est toujours à contrecœur qu’il s’assied dans la guérite des réservistes...

“Aucun footballeur pro n’aime s’asseoir sur le banc ! Mais je n’en ai absolument pas voulu à l’entraîneur. C’est son boulot d’effectuer les choix. Si les résultats sont bons, c’est qu’il a raison. Si, au contraire, les résultats sont mauvais, il doit prendre ses responsabilités. De mon côté, j’ai profité de chacune de mes montées au jeu pour lui démontrer qu’il pouvait compter sur moi.”

Depuis l’entame de la saison, Barda a connu pas mal de petits pépins physiques, qui l’ont aussi éloigné de sa meilleure forme. De ce point de vue, la mini-trêve internationale lui a permis de peaufiner sa condition. “Contre Westerlo, je me suis en effet senti mieux après la pause. Je n’avais pas été appelé en sélection israélienne et j’ai donc pu travailler en profondeur, ici au Racing. Je n’ai guère joué ces derniers mois, c’est normal que je ne sois pas appelé. Mais j’espère bien recevoir une convocation lors de la prochaine rencontre internationale !”

Contre Valence, en l’absence de Benteke mais aussi d’Ogunjimi, qui a définitivement refermé la page genkoise la semaine dernière, l’Israélien devrait donc logiquement une fois encore former le duo central avec Vossen. Tant face à Valence que face à Chelsea à domicile, il était longtemps resté sur le banc. Il espère bien, cette fois, profiter pleinement de cette soirée européenne.

“Nous devons d’abord aller là-bas pour ne pas perdre et, surtout, ne pas montrer trop de respect, comme nous l’avons fait à Chelsea.”

Pourtant, il ne sous-estime pas ces Valenciens. “Valence sera une autre paire de manches que Westerlo, c’est sûr. J’ai déjà disputé une rencontre à Mestalla, avec le Maccabi Haïfa. Nous avions été mis sous pression dès le début de la rencontre, mais nous avions tenu le 0-0 grâce à une grande prestation de notre gardien, Nir Davidovitch. Au Racing, nous avons Laszlo (NdlR: Köteles). Il est, lui aussi, capable de sortir un grand match” , rappelle-t-il.

“Nous devons donc croire en notre chance. Apoel Nicosie (NdlR : étonnant leader de la poule G) a montré qu’il était possible de réaliser des exploits dans la peau d’un underdog. Essayons de nous inspirer de cet exemple.”



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