Le car de Genk, avec Ito et Vandevoordt comme passagers, l’attendait devant l’entrée de l’Expo, mais Paul Onuachu avait évidemment des obligations médiatiques à respecter après sa victoire surprenante. “Je suis très heureux”, a-t-il dit une dizaine de fois. “La concurrence des deux Brugeois était grande. Mais je mérite mon trophée, vu mes 34 buts.”

VOUS AURIEZ DÛ ÊTRE À LA CAN, OÙ LE NIGÉRIA A BATTU L’ÉGYPTE.

“Oui, j’étais très déçu d’avoir dû déclarer forfait à cause de ma blessure. J’ai dit à ma compagne qu’une victoire au Soulier d’or pouvait réduire la douleur. C’est chose faite. Je crois que mes coéquipiers nigérians vont m’envoyer des messages depuis le Cameroun.”

VOUS N’ÊTES PAS LE PREMIER VAINQUEUR AFRICAIN.

“Non, mais en ce moment, je ne me souviens que de Mbokani comme autre lauréat. Je suis fier de gagner ce trophée.”

IL FAUDRA BEAUCOUP D’OR POUR GARNIR VOTRE SOULIER.

“Oui. Celui que j’ai reçu, est trop petit pour moi (rires). Je chausse du 45,5 ou 46.”

EST-CE QUE CE PRIX VA PRÉCIPITER VOTRE DÉPART DE BELGIQUE ?

“L’été passé, j’étais déçu de ne pas avoir obtenu un gros transfert. Dans la vie, quand on a trop d’attentes, la pilule est dure à avaler. Je verrai bien ce qui se passe. Si toutes les parties trouvent un accord, tant mieux. Et sinon, je reste à Genk.”

VOUS AVEZ BEAUCOUP TRANSPIRÉ. LES NERFS ?

“Au début de ce gala, je n’étais pas nerveux. Mais à la fin, j’étais quand même un peu tendu.”

VOUS ALLEZ PAYER DU CHAMPAGNE À VOS COÉQUIPIERS ?

“Oui, c’est grâce à eux que j’ai gagné. Ils m’ont donné beaucoup d’assists. Mais bon, il fallait mettre ces 34 buts au fond. C’est une question de confiance. Parfois, je reçois cinq occasions et je marque cinq fois. Parfois, j’en rate cinq de suite.”

CE PRIX INDIVIDUEL VA RELANCER GENK ?

“Je ne crois pas que ça va jouer un rôle. Mais si ça peut booster l’équipe, tant mieux. On travaille bien avec le nouveau coach. Et ma blessure va mieux. J’espère pouvoir aider l’équipe à remonter la pente.”