Àl’instar de Josh Cullen chez les Mauves, Ibrahima Cissé est devenu une bête de course. "Contre Anderlecht en Coupe, j’avais couru 14 km. En général, je tourne autour de 11 ou 12 km", sourit le Guinéen, qui rayonne dans l’entrejeu sérésien.

Sa place, c’est le "6", devant la défense. Un point, c’est tout. "Jordi Condom a bien défini mon profil. C’est peut-être le premier coach de ma carrière qui a compris cela. Il sait que je suis fort dans les duels. Donc mon boulot, c’est de récupérer et de faire le sale boulot justement. Je laisse les autres prendre du plaisir (rires)."

Du plaisir, il n’en prendra pas face à Refaelov, qui prend justement un malin plaisir à partir des flancs pour apporter le danger dans l’axe. "Pour l’avoir, il n’y a que l’agressivité qui fonctionne, pour lui faire peur (rires)."

Cissé connaît les bonnes astuces parce qu’il n’est pas un novice. Formé au Standard, avec qui il a disputé 69 rencontres, et passé par Malines, il a joué en Premier League à Fulham. Mais une fin de contrat et une blessure au ménisque ont changé ses plans. "Il fallait que je retrouve le rythme. L’entraînement, même dans un club anglais, cela ne remplace jamais la compétition. Aujourd’hui, je suis peut-être à 90 ou 95 % de mon rendement maximal. Pour être à 100 %, il faudrait que je sois davantage un ‘box-to-box’. Mais ce n’est pas ce qu’il faut à Seraing, parce qu’on a déjà une équipe très offensive. Le coach ne veut pas que je monte, même nos backs le font déjà."

Bientôt à la Can

Fin du mois, Ibrahima Cissé disputera la Can avec la Guinée. Au Cameroun ou au… Qatar ? Même lui ne le sait pas. Mais dans son état de forme actuel, Cissé - comme Jallow (Gambie) - manquera aux Métallos. "On se retrouve avec le Sénégal, le Malawi et le Zimbabwe dans le groupe B. C’est faisable ! Tout Africain a envie d’aller à la Can mais à la rigueur, j’aurais bien voulu que ça soit annulé pour aider Seraing."