Jean-Louis Garcia avait parlé d’une surprise potentielle avant la rencontre. Il n’y en a pas eu. L’entraîneur sérésien faisait preuve d’optimisme en public pour la préparation de la rencontre, mais dans les coulisses, il était tout aussi inquiet. "En regardant les vidéos de Bruges, j’avais déjà mal à la tête. J’avais aussi des craintes après l’entraînement de vendredi, surtout sur le plan technique. Il n’y avait pas de qualité. Et cela s’est confirmé le lendemain", soupirait-il.

Seraing n’a pas fait illusion, n’a rien tenté et a accepté son sort. Et c’est peut-être ce qui fait le plus mal. "On jouait une grande équipe, très forte dans le contre-pressing, on le savait. Mais on espérait résister plus longtemps et tenter de leur mettre un peu de doute dans la tête. Encaisser aussi tôt… Les événements, tous défavorables, se sont enchaînés et après l’exclusion, cela devenait très compliqué. On manque de confiance, il y a eu aussi un manque de maîtrise technique de notre part. On a fait des passes négatives qui n’ont pas cassé les lignes adverses, on s’est mis nous-mêmes en difficulté. On a manqué d’agressivité et lorsqu’il y en a eu, elle était mal placée. On peut faire beaucoup mieux que ça."

"Le rapport de force était trop important"

Trop attentistes ? Jean-Louis Garcia ne cachait pas qu’il ne voulait pas trop se découvrir face aux Brugeois. Était-ce le bon choix ? Dans tous les cas, Seraing a pris 5 buts et n’a pas montré grand-chose. "Si tu joues avec un bloc à 50 mètres de ton but, c’est irréalisable face à Bruges, avançait le Bordelais. L’idée était de mettre un bloc très compact, avec Maziz et Bernier sur Mata et Nsoki. On avait décidé de réduire au maximum les espaces. Mais Bruges n’a jamais tremblé sous la pression. Ils ont gagné leurs duels, fait les bons gestes. Le rapport de force était trop important."