Cela se confirme : j’aurais joué à presque tous les postes pour Seraing." Théo Pierrot a joué les pompiers de service après l’exclusion de Dietsch en fin de rencontre. Le Français n’avait jamais joué à ce poste, mais l’ancien capitaine sérésien a pris ses responsabilités. "J’ai rapidement fait le tour de l’équipe et j’ai vu que personne ne voulait. Je me suis dit que j’étais sans doute le plus apte, mais je ne sais même pas si je sais plonger", sourit-il.

On l’a vu face à Raman : Pierrot ne sait effectivement pas plonger. "J’ai juste dit à Raman de ne pas me mettre une Panenka parce que ça m’aurait bien fait chier (rires). Mais il est venu me voir avant de tirer pour me dire qu’il n’allait pas le faire. J’ai essayé d’anticiper sur un côté ou une grosse frappe dans l’axe, mais j’ai plus joué sur le bluff que sur mes qualités de gardien."

Mardi, au Cercle de Bruges, il faudra voir si Guillaume Dietsch pourra jouer dans les cages. "On verra bien. J’espère qu’il pourra jouer mais on a deux très bons gardiens derrière. Timothy (Galjé) et Maxime (Mignon) sont des bosseurs et poussent à l’entraînement. C’est ça aussi la vie d’un groupe."

Aussi cocasse que cela puisse paraître, cette phase reste anecdotique. Car Seraing n’a vraiment pas été au rendez-vous. "Kompany les avait prévenus après la Coupe : ils savaient à quoi s’attendre et le terrain n’allait pas être une excuse. Cela s’est vu parce qu’ils ont mis une intensité tout autre par rapport à leur début du match en Coupe, où on avait inscrit deux buts, observe Théo PIerrot. Ils nous ont respectés et ont joué un très beau football. Pour nous, il faudra vite faire le vide et se concentrer sur le Cercle."