Les Métallos vont devoir digérer la déception de ce huitième qu’ils semblaient tenir après une demi-heure. Mais leur entraîneur a déjà commencé le travail hier soir, en sortant de la pelouse. L’Espagnol était tout sourire, malgré l’élimination. "Je suis content, c’est comme une victoire pour moi. La Coupe n’était pas un objectif de Seraing. Le but était de surfer sur la dynamique du championnat et on l’a fait. Ici, c’était David contre Goliath… surtout en perdant deux joueurs après quelques minutes. Oui, je suis fier de mes joueurs… même s’il y a eu un peu des cadeaux défensifs. Peut-être parce que Saint-Nicolas était présent. (Ndlr : au coup d’envoi) ?"

Chez ses joueurs, les sentiments étaient mitigés. "C’est frustrant, peut-être même encore plus parce qu’on menait 2-0", reconnaît Guillaume Dietsch. "Mais on n’a pas baissé les bras. D’ailleurs, c’est nous qui sommes revenus au score une fois menés 3-2."

Seraing sort de ce huitième en sachant qu’il peut regarder beaucoup d’équipes dans le blanc des yeux. "On doit aussi retenir le positif", salue le capitaine, Gérald Kilota. "On connaît nos qualités et on peut rivaliser face à de grosses cylindrées comme Anderlecht." "On sort la tête haute de ce match", appuie le gardien sérésien. "On a proposé du beau football, on a de quoi être content, même si c’est rageant de perdre."

Prochain épisode, à Bruges. "Mais avec ces prolongations et ces deux blessés, je me demande déjà qui j’aurai à disposition samedi", s’interroge Condom, qui a tout de même trouvé un point négatif : il a peut-être perdu Boulenger et Poaty.