La montre de Jean-Louis Garcia est réglée sur la date des barrages depuis son arrivée, le 3 janvier. L’entraîneur a calqué son discours sur cette double confrontation face au 2e de D1B (le RWDM à l’heure actuelle), en répétant que "Seraing serait meilleur" d’ici le week-end du 23-24 avril, date du match aller. Une stratégie risquée, alors qu’il était encore - et il est toujours - possible de se sauver directement en remontant à la 16e place.

Mais on n’a pas l’impression que Seraing est en train de devenir "meilleur", justement. Arracher le maintien en prenant une équipe en cours de route, dans une mauvaise passe et dans un championnat qu’on ne connaît pas : la mission était compliquée d’avance. Le bilan est négatif (4/27 depuis l’arrivée de Garcia), mais ce n’est pas l’essentiel. En voulant restaurer l’équilibre défensif, par le mercato d’hiver notamment, le Bordelais a peut-être négligé l’audace et la grinta. Les voyants sont au rouge, parfois vif : efficacité et confiance en berne (3 buts marqués en 9 matchs), manque de solidité (21 buts encaissés) et un facteur chance absent. Il y a quelques satisfactions, trop rares et pas synonymes de récompenses.

Tout sera oublié en cas de victoire finale aux barrages. L’avenir du club dépend du FC Metz, en mauvaise posture en Ligue 1. Ce partenariat avec les Lorrains rythme la vie au Pairay : apport financier, direction sportive, prêts de joueurs qui doivent s’aguerrir (et donc jouer). Mais il est difficile de préparer l’avenir alors que les deux équipes pourraient quitter l’élite…

On vit donc au jour le jour.