A 37 ans, Silvio Proto a pris sa retraite lors du mois dernier. Une annonce qui n'avait surpris personne après que son contrat à la Lazio soit résilié fin janvier. Ce jeudi, le RSCA a publié un podcast avec deux anciens joueurs emblématiques du club. Le portier et Guillaume Gillet, ont ainsi été mis à l'honneur par la maison mauve. Lors de cet entretien, le désormais ex-gardien a brassé large. Son parcours, son aventure au RSCA, son avenir ou encore sa passion pour le golf sont des sujets qu'il a abordés en toute décontraction.

Il est également revenu sur la récente victoire du Standard contre le Club de Bruges en Croky Cup. Et notamment sur le coaching de l'entraîneur du Standard. "Je suis tombé sur le speech de Mbaye Leye après la qualification en Coupe du Standard face à Bruges" commence-t-il. "Je crois qu’il dit aux joueurs 'je ne vais pas vous féliciter pour ce match'. Sans le critiquer, je suis resté sans voix. Son équipe vient de battre Bruges, qui est au-dessus de tout le monde. Il faut qu’il donne du crédit aux joueurs, de la confiance. Résultat, ça donne l’effet inverse, ils ont perdu à Mouscron. Je ne sais pas si cela est dû à cela mais la psychologie dans le football est trop négligée."

Effectivement, dans une vidéo relayée par le club, Mbaye Leye avait expliqué à ses joueurs après le match qu'ils devaient rester concentrés. "Les félicitations, elles ne sont pas pour maintenant ! Dimanche, il y a Mouscron et je veux voir deux, trois, quatre fois ce genre de prestation. Il reste cinq matchs de championnat et deux de Croky Cup. Profitez mais dès demain, on se reconcentre. Ce n'est qu'une seule bataille !", avait-il exclamé.

Pour s'expliquer, Silvio Proto a pris l'exemple d'un homme qu'il a bien connu au RSCA. "Beaucoup de coaches devraient prendre exemple sur John Van den Brom. Il savait comment récompenser ses joueurs."

En effet, Silvio Proto n'a pas hésité à couvrir le coach actuel du KRC Genk. "John avait le feeling pour sentir le vestiaire et savoir ce dont les joueurs ont besoin. Ce coach m’a marqué humainement. Par exemple, un jour j’ai voulu faire un break de quelques jours. On n’avait pas match car c’était l’équipe nationale. Quand je lui ai demandé pour m’absenter et aller à New York, il m’a dit que je n’avais pas à le demander car il me faisait confiance et savait que j’étais sérieux."

Dans un entretien pour la DH le 18 février dernier, il avait également mis à l'honneur Ariel Jacobs. "J’ai aussi eu de la chance d’avoir un coach comme Ariël Jacobs qui m’a beaucoup aidé quand j’avais des soucis personnels. Tu pouvais lui expliquer et il te disait : "Voilà ma réponse en tant que père de famille et voilà celle en tant que coach. À toi de voir ce qui te semble le mieux."