Bölöni: "Il pleurait comme un enfant"

M. D.
Bölöni: "Il pleurait comme un enfant"
©BELGA

Bölöni tentait de prendre la défense de son joueur

ANDERLECHT Laszlo Bölöni éprouvait sans doute encore moins d'envie que de coutume de s'épancher devant la presse. Il ne se déroba toutefois pas à ses obligations.

"Le début du match d'Anderlecht m'a impressionné. Je crois qu'on a eu beaucoup de chance de ne pas avoir été mis K.-O. dans les deux premières minutes. Les coups francs et les coups de coin semblaient bloquer le jeu dans nos 16 mètres. Progressivement, je crois que nous avons réussi à équilibrer les échanges, en dépit du dérangement que provoquaient pour nous la mobilité et la clairvoyance de Boussoufa. Puis on arrive au triste moment de l'accident de Wasilewski. Ce que je peux dire ne changera rien, hélas, à son état de santé. Quand nous sommes rentrés au vestiaire, Axel Witsel pleurait comme un enfant. Je n'ai pas eu beaucoup le temps de parler avec lui. Je l'ai fait avant de regagner mon banc pour la 2e mi-temps. J'étais le dernier à sortir du vestiaire. Ne me demandez pas l'analyse de la phase : je n'ai pas vu les images. Et, je le répète, ce que je pourrai dire ne changera rien à la réalité."

Et de continuer : "C'était un match très difficile à arbitrer. M. Efong Nzolo a fait ce qu'il fallait faire. Je suis persuadé que si, deux secondes avant le moment fatidique, il avait sanctionné une autre agression, peut-être que l'accident de Wasilewski ne serait pas arrivé. Attention, je n'impute pas l'infortune qui frappe le joueur polonais à la responsabilité de l'arbitre."

Que va-t-il se passer à présent avec Axel Witsel ?" Cela demande réflexion, avoua Laszlo Bölöni. Il va continuer à s'entraîner et disputer la Ligue des Champions. On verra par la suite."

L'entraîneur du Standard avait hâte de retrouver son groupe et de remettre le cap sur Liège. Avant de s'esquiver preste : "En deuxième mi-temps, on s'est efforcé de s'organiser d'une autre manière. Anderlecht a dominé, mais les plus grandes occasions, c'est le Standard qui les a forgées."

Il est des circonstances dans lesquelles parler de football semble presque indécent.




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