Namurois : “Être prêt fin juillet sans hypothéquer la suite”

David De Myttenaere
Namurois : “Être prêt fin juillet sans hypothéquer la suite”
©BELGA

Le préparateur physique, maître à bord en attendant la désignation de l’entraîneur

LIÈGE Le Standard a repris les entraînements, hier. Sans les internationaux, qui reprendront lundi prochain, mais aussi sans staff sportif. En l’absence d’entraîneurs, c’est Guy Namurois, le préparateur physique, qui a géré le noyau de 13 joueurs.

“C’est la première fois que je débute la préparation sans entraîneur. C’est bizarre, mais cela ne change pas grand-chose. C’est toujours moi qui gère les premiers jours de la reprise” , dédramatise Guy Namurois. “La préparation, c’est un travail très individuel. C’est l’individu qui doit se préparer pour ensuite faire progresser le collectif, qui sera géré par le coach. La première semaine, on fait très peu de foot. On commence par le travail de fond, la condition physique, car on n’a plus le temps de le faire une fois la saison commencée. Les joueurs ne sont pas perturbés par l’absence d’entraîneur. Ils savent que la préparation physique est un moment important. Ils me connaissent et me font confiance.”

Mais l’absence de T1 , liée à l’incertitude qui plane autour du rachat du club, reste évidemment un problème. D’abord parce qu’il y a un premier match prévu samedi, à Blegny contre le FC Richelle.

“Je ne sais pas encore si je vais jouer en 4-3-3 ou en 4-4-2. Et je réfléchis encore au onze de base. Je plaisante. Je ne suis pas habilité à gérer l’aspect foot, comme le choix des joueurs, la tactique, etc. L’idéal serait que le coach soit désigné avant samedi. Mais ce match compte davantage pour la charge de travail qu’il comporte. À mes yeux, c’est un entraînement. Chaque joueur jouera 45 minutes” , souligne Guy Namurois, qui rappelle que Bolat a joué défenseur central durant la préparation 2009...

Deuxième problème: Guy Namurois ne sait pas si la préparation qu’il a concoctée pourra être maintenue (“Le programme des quatre semaines est prêt. J’espère que je pourrai m’y tenir. J’ai une méthode à laquelle je tiens, mais même si le résultat est le même, un coach allemand ne travaille pas comme un coach italien...” ). Il ne sait pas non plus s’il pourra s’en tenir à un planning établi.

“Il y a deux options : être au top fin juillet au risque de le payer dans trois mois ou être au top plus tard pour tenir jusqu’en fin de saison” , poursuit le préparateur physique. “Il faut choisir et on ne peut pas le faire tant qu’il n’y a pas de coach. Cela dit, il y a moyen de trouver un juste milieu. On l’a montré quand on a dû affronter Liverpool.”

La séance d’hier a été très légère, pour ne pas fausser les tests physiques prévus aujour- d’hui et demain.

“Difficile, donc, de déjà évaluer l’état des troupes. De toute façon, je préfère un joueur trop reposé, voire même en léger surpoids, qu’un joueur pas assez reposé et avec trop peu de masse grasse. C’est ce que j’ai dit aux joueurs avant leur départ en vacances : la saison passée a duré 11 mois, les joueurs étaient fatigués en fin de parcours. Durant les vacances, ils devaient surtout récupérer et bien s’alimenter.”



© La Dernière Heure 2011

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