Une vente compromise

S.Ta.
Une vente compromise

Si les parts de D’Onofrio sont saisies, tout est bloqué. À moins que…


LIEGE À la suite de l’inculpation de Luciano D’Onofrio, que deviennent les parts du Standard de Liège (10 %) que ce dernier possède ? Peuvent-elles être rachetées par le nouveau patron du club principautaire, Roland Duchâtelet ? Manifestement pas.

C’est du moins la réponse fournie par Bernard Glaude, avocat bruxellois, que nous avons contacté. “Il existe deux sortes de saisies. La première est la saisie civile décidée par un juge des saisies. La seconde est la saisie pénale ordonnée par un juge d’instruction ou un procureur. Dans ce cas précis, il s’agit bien d’une saisie pénale”.

Lors d’une saisie civile, le saisi a “le droit de proposer une autre saisie. Si par exemple, une personne se voit saisir sa maison, elle peut proposer en échange une somme d’argent. Dans le cadre d’une saisie pénale c’est le juge qui décide. Dans ce cas-ci, s’il estime que les parts du club appartenant à M. D’Onofrio font l’objet de l’infraction, il peut tout bloquer”.

Pour l’avocat, il n’y a qu’une seule solution pour que la vente à Duchâtelet puisse quand même avoir lieu : “Il faut que les parts n’appartiennent plus à la société”.

Selon nos informations, ses parts appartiennent toujours à la société de Luciano D’Onofrio. On va donc au-devant d’un sérieux problème. Mais nous n’avons pas la prétention de tout savoir.


© La Dernière Heure 2011


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