Mpoku: "Tranquille.... C’était du show"

Auteur du but de la victoire à la 89e, Paul-José Mpoku est allé se planter devant Didillon avec la main derrière l’oreille au coup de sifflet final.

Interview > Maxime Jacques (avec L.-P. E.)

Auteur du but de la victoire à la 89e, Paul-José Mpoku est allé se planter devant Didillon avec la main derrière l’oreille au coup de sifflet final.

Chaud bouillant. Sur le terrain comme en dehors. Héros de la rencontre face à Anderlecht avec son but victorieux à la 89e minute, Paul-José Mpoku, le capitaine liégeois, a vécu une soirée riche en émotions. Des émotions qu’il a eu du mal à cacher après la rencontre. En allant notamment chambrer Didillon, se plantant devant le gardien mauve avec la main derrière l’oreille. Puis en s’improvisant speaker pour mettre l’ambiance devant les supporters T3 (en scandant notamment : "C’est qui les barakis, maintenant ?").


Polo, quelle fin de match…

"Marquer le but décisif dans un Clasico, c’est clair que c’est le top. Mais cela n’a pas été un match facile. Anderlecht a bien joué. C’était un belle rencontre et on a été meilleurs en seconde période. À 1-1, on s’est dit qu’on devait le faire. Même après le VAR. On s’est dit qu’il fallait continuer, ne pas lâcher. On savait qu’on allait marquer."


Avec ce résultat, vous faites la bonne opération du week-end.

"C’est tout bénéf, oui. On est l’équipe du moment. Et on doit continuer à l’être. J’espère qu’au final on sera l’équipe de la saison. Mais il faut rester les pieds sur terre. On a encore un gros match qui arrive, face à Genk."


Rater les PO1, c’est encore imaginable ?

"Tout est imaginable. On ne sait jamais. Le football, ça va vite."


En fin de match, on vous a vu vous ruer sur Thomas Didillon. Que lui avez-vous dit ?

"Aller vers lui était instinctif, en fait. Je lui ai juste demandé qui était le baraki. Il m’a expliqué pourquoi il avait dit ça. Que c’est le premier mot qu’il avait appris en arrivant en Belgique. La prochaine fois, il sait qu’il ne doit pas dire ça. Seraing, c’est pas le Standard."


Cela vous a touché, ces paroles de sa part ?

"Dans mon orgueil, on va dire. Je ne me suis pas senti insulté, n’exagérons rien, mais bon, je suis pas un baraki, quoi. Au début, j’avais prévu de faire un t-shirt et tout. Puis je me suis dit calme-toi. Bon, c’est que de la rigolade. C’est du show. Tranquille."


Marquer face à lui en toute fin de rencontre devait quand même être particulier.

"C’est clair que c’était du tout bon. Quand je pars seul face à lui, je me suis dit : mon gars, sors tes trucs de la street (il mime les gestes) ! Et ça a marché (rires)."


Après le but annulé de Carcela, on vous a aussi vu calmer Michel Preud’homme. Vous avez été surpris de le voir… sur le terrain ?

"Non, on le connaît, hein ?! C’est compréhensible. C’est un Standardman, il a le sang chaud. C’était un Clasico avec beaucoup d’émotions. Après coup, il va peut-être se dire qu’il aurait dû agir autrement. Mais bon, les émotions, dans le foot, c’est ce qu’on aime, non ?"


Ce que vous aimez aussi, c’est avoir six points d’avance sur Anderlecht.

"Oui, c’est important. Mais bon, six points, c’est deux matchs. On va rester calmes. On va essayer de se focaliser sur nous-mêmes et pas sur les autres. Et de bien se reposer."


En fin de match, le Standard ne semblait pourtant pas fatigué. En tout cas moins qu’Anderlecht.

"C’est le résultat de notre travail au stage en Espagne. On a sué. Et ça porte ses fruits."


"Avant le but, je me suis dit: 'Sors tes trucs de la street'" 




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