Grosjean s’en va, le rachat du Standard se précise

"Le départ d’Alexandre Grosjean me touche car notre relation était excellente. Il n’est qu’une résultante de notre situation actuelle." Par ces mots, Luka Elsner a parfaitement résumé la situation.

K. S. et F. B.
Grosjean s’en va, le rachat du Standard se précise
©BELGA

Annoncé par le club via un communiqué en fin de matinée ce vendredi, le départ du CEO Alexandre Grosjean se murmurait depuis plusieurs jours en bord de Meuse. Après avoir remercié son directeur sportif (Benjamin Nicaise) et, quelques jours plus tard, son coach (Mbaye Leye), Bruno Venanzi se sépare d'un nouveau collaborateur fidèle, cette fois-ci, de la première heure. Arrivé en 2015 en qualité de directeur communication et commercial, le Verviétois est ensuite devenu directeur opérationnel avant d'endosser le costume de CEO. Si elle était dans l'air, cette annonce n'était pas forcément programmée pour cette fin de semaine. S'agit-il là d'un sacrifice pour les nouveaux investisseurs et une conséquence de la pression mise par les supporters ? Certainement.

Ce départ laisse clairement présager d’autres mouvements prochainement au sein de la structure liégeoise. Si le communiqué du club précise que Bruno Venanzi assurera l’intérim épaulé par Pierre Locht, ce sont bien d’autres personnes qui sont amenées, dans les prochaines semaines, à occuper les postes importants à Sclessin. Notons également qu’avec le départ de son CEO, le Standard n’est plus représenté au CA de la Pro League et à celui de l’Union belge puisque c’était Alexandre Grosjean qui y représentait le matricule 16. Le remplacement de Grosjean sera soumis à un vote. Reste à voir si le Standard présente un représentant pour les votes.

La piste américaine et canadienne est la plus chaude

Annoncés par Bruno Venanzi pour le début du mois de janvier, les investisseurs qui doivent permettre au club de se redresser n’ont pas encore été présentés. Pourtant, le dossier avance toujours et, en coulisses, le rachat du club se précise. Comme nous vous le révélions le 14 février dernier, une des offres liantes (il en compte trois) reçues par Bruno Venanzi émanait des États-Unis et du Canada. On retrouvait ainsi le Canadien John Chayka (32 ans), ancien directeur général de l’équipe de hockey des Coyotes de l’Arizona par le biais de sa société d’investissement JKC Capital, et l’Américain Jared Porter (42 ans), ex-directeur général des New York Mets. Les deux hommes sont également accompagnés par Garry Drummond (ex-président des Coyotes d’Arizona). Initialement, le projet était porté par ces trois hommes mais ils auraient été rejoints par d’autres investisseurs fortunés.

Dans ce cas de figure, les protagonistes précités passeraient actionnaires majoritaires à 75 %, laissant 25 % à Bruno Venanzi. Le rachat n’engloberait pas l’Immobilière Standard de Liège qui resterait indépendante et dans laquelle Bruno Venanzi nous annonçait en novembre dernier que les investisseurs étaient prêts à investir. Selon nos informations, si cette piste aboutit, John Chayka pourrait devenir le prochain CEO des Rouches.

Actuellement, ce serait cette piste qui tiendrait la corde même s’il nous revient que PWC doit encore recevoir une offre liante. Enfin, tous les candidats acquéreurs souhaitent obtenir des garanties financières quant à l’état des comptes du club, histoire de ne pas découvrir de cadavres dans les placards. Les prochains jours pourraient donc voir l’arrivée, à Sclessin, de nouveaux visages. En attendant, le personnel du club serait convié, mardi prochain, à une réunion avec le président Bruno Venanzi. Dans le but de clarifier la situation ?

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