La saison passée, son rôle et la préparation: Renaud Emond répond sans détour aux problèmes du Standard

Renaud Emond ne cache pas que le chantier liégeois est important, à 15 jours de la reprise. Mais il rappelle son optimisme.

Bleus Frédéric
La saison passée, son rôle et la préparation: Renaud Emond répond sans détour aux problèmes du Standard
©BELGA

Renaud Emond espérait regarder le quart de finale de David Goffin, à Wimbledon, mardi après-midi. Le retour au premier plan du tennisman belge pourrait être une source de motivation pour le Standard, sorti d’une saison passée catastrophique, et qui essaie de se reconstruire. En trois thèmes, l’attaquant a évoqué le passé, le futur et son rôle d’attaquant.

La saison passée:"Je pensais quand même que c’était moins grave"

Débarqué dans le courant du mois de janvier, Renaud Emond a fini la saison avec deux buts, en 11 matchs. Un total peu conforme à ce qu'il a pu produire par le passé, mais qui s'explique. "Je savais que ce serait compliqué, car je manquais de rythme, et je ne pouvais pas compenser uniquement avec de la bonne volonté", rembobine-t-il.

Il y eut aussi une blessure, fin février, qui l'a écarté trois matchs. "Puis quand je suis revenu, l'équipe était en perte de confiance."

Avant de revenir en bord de Meuse, il avait eu des échos des difficultés du Standard. "On m'avait dit que le club était dans une passe délicate, mais je pensais quand même que c'était moins grave."

Avec son expérience, il peut comparer, et note : "Si je regarde par rapport aux équipes dans lesquelles j'ai joué par le passé, je ne vais pas vous mentir, il y a un peu moins de qualités." Mais, combatif, il assure : "Le Standard, c'est mon club, je veux participer à son redressement."

La préparation et la prochaine saison:"Le début sera très important"

Le Standard est entré dans sa quatrième semaine de préparation. Aux Pays-Bas, où il est en stage, il doit passer un cap alors que le championnat reprendra dans une grosse quinzaine de jours.

Or, les matchs amicaux et l'absence de renforts ont de quoi interpeller. "C'est surtout le monde extérieur qui est inquiet, estime Emond. Pour le mercato, vu le nombre de joueurs et la masse salariale, il faudra des départs avant d'avoir des arrivées, j'imagine."

Au sujet des matchs amicaux, l'attaquant assure : "On préfère les gagner, évidemment, et, pour l'image, perdre contre le RWDM (1-2), c'est moyen. Mais on sait aussi que ça change tout le temps, qu'il faut d'abord voir l'évolution sur le terrain avant de s'attacher aux résultats." Gagner un des deux matchs amicaux de cette semaine ne serait pas une mauvaise idée, tout de même.

Dans son discours, ces derniers jours, Ronny Deila a fait référence à la saison passée, et aux démons qui ne sont jamais loin.

À l'intérieur de groupe, Emond confirme : "On sent que c'est fragile, mais on ne peut pas oublier aussi rapidement ce qu'on a vécu la saison passée." Que faut-il changer ? "Retrouver une mentalité de travail, ne rien lâcher. Or, la saison passée, on n'a pas toujours essayé. Il n'y avait plus cette mentalité, quand on peut tout renverser, comme on l'a déjà fait par le passé."

L'ancien joueur de Nantes pointe toutefois un élément important : "Tous les joueurs n'ont pas cette mentalité, pour s'arracher quand ça va mal." Le groupe n'a pas changé jusqu'ici. Or, il faudra bien trouver ces valeurs de combativité qui ont, peu à peu, abandonné cette équipe. "Le début du championnat sera très important. Si on commence par deux ou trois défaites, avec ce groupe-là, ce sera compliqué… Mais si on fait de bons résultats…"

Optimiste, il glisse : "Je suis confiant. Je ne vais pas vous dire qu’on va faire top 4, et tout ne va pas changer en un claquement de doigts. Mais si on est tous sur le même bateau, on peut faire quelque chose."

Son rôle d’attaquant:"Je me nourris des centres"

Renaud Emond vante l'approche de Ronny Deila : "Il veut un double pressing, pour récupérer le ballon très vite. Il a des idées claires, et ne change pas sa philosophie."

Un football plus offensif pourrait convenir à Emond, qui a souvent couru en pure perte la saison passée. "On parle beaucoup de mon rôle, avec le coach. Il veut qu'on construise les attaques par les côtés, qu'on amène des centres. Je me nourris, comme attaquant, de ces centres."

Quand il revient sur la saison passée, il note : "Je courais 12 kilomètres par match, mais je n'avais pas une occasion. Je me remettais en question, mais ce n'est pas comme si je ratais trois occasions par match…"

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