Deila pointe le manque de qualité du Standard: "On est loin du niveau d’il y a 10 ans"

Le coach des Rouches se veut réaliste sur la situation liégeoise. Il espère que ses joueurs seront en mesure de se battre pour le top 8.

Deila pointe le manque de qualité du Standard: "On est loin du niveau d’il y a 10 ans"
©BELGA

Comme un air de déjà-vu. Le 20 mars dernier, c’est à Courtrai que le Standard s’était mathématiquement sauvé, au prix d’une victoire 0-1 sur un but de Selim Amallah. Cinq mois plus tard, les Rouches retrouvent le Stade des Éperons d’or avec l’objectif de sauver... leur début de saison.

Avec 4 points sur 15, les hommes de Ronny Deila sont déjà sous pression. Un peu trop, selon le coach norvégien. "Il y a trop de stress. On doit se relaxer", explique-t-il."Il faut qu'on accepte qui nous sommes. L'histoire du club pèse sur nos épaules et de l'ambition en découle mais il faut être réaliste : nous sommes loin du niveau de qualité qu'avait l'équipe il y a cinq ou dix ans. Nous sommes également loin de faire partie des cinq ou six premiers clubs du pays. Nous sommes dans un processus de reconstruction, on tente d'investir dans des bons joueurs et de faire évoluer nos jeunes. C'est ma responsabilité de faire gagner l'équipe et je prends ça très sérieusement. Personne n'est plus déçu que moi et les joueurs après un défaite, on bosse jour et nuit. Mais pour moi, si on parvient à se battre pour le top 8 cette saison, ce sera bien."

Pour le T1 des Rouches, l'équipe actuelle n'a pas la capacité de faire plus, surtout à l'extérieur, où elle enchaîne les désillusions ces derniers mois."C'est difficile de changer cela car on n'est tout simplement pas assez bons. Nos fans nous aident à attaquer les situations à la maison mais pour gagner des matchs à l'extérieur, on doit avoir une forte mentalité. Aujourd'hui, on ne peut pas se présenter à un match et se dire que tout va bien se passer durant 90 minutes. Mais ce n'est pas faute d'en avoir envie.'

Indirectement, on en revient à un autre souci : celui du manque de leaders dans l'équipe."Mais être un leader, c'est d'abord y croire et avoir de la confiance. Quand on parle de leader, on ne parle pas d'un joueur qui parle après une défaite. On parle de quelqu'un qui porte les autres dans son enthousiasme. Barrett Laursen m'a dit que la communication de l'équipe était tout à fait différente de ce qu'il a connu en Allemagne, à Bielefeld. On a besoin de plus parler et de montrer un langage corporel positif. On a besoin de soldats, de joueurs qui font bloc. Nous avons des joueurs qui ont trop tendance à venir faire leur boulot et à ne pas aller plus loin. Cimirot est comme ça, Laifis aussi. Dussenne parle un peu plus mais un joueur comme Amallah doit prendre le leadership. Bodart doit parler plus, Emond aussi. On doit avoir des joueurs prêts à faire ça."

Et ça doit être le cas dès ce dimanche pour relever la tête après deux défaites de rang.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be