Standard Alexandre Grosjean regrettait la tournure prise par les événements.

Décontenancé et triste de la tournure prise par les événements vendredi soir à Sclessin, Alexandre Grojsean, directeur général du Standard, a exprimé son dépit.

"Le football est le grand perdant de la soirée. Il y avait 27 000 fans qui étaient présents pour une fête et après 20 minutes, ils sont obligés de rentrer chez eux."

Quid ensuite de la fouille des supporters mauves ? "Ce sont les stewards d’Anderlecht qui ont fouillé leurs propres supporters et je sais combien c’est compliqué de mener à bien ce type de fouille. Ce qui est vraiment dommage, c’est que cela se sentait. À 1-0, on craignait qu’on ne termine jamais la rencontre et à 2-0, c’était couru d’avance."

Ce que le directeur général des Rouches regrette, c’est que les supporters aient décidé de l’issue de la rencontre.

"Ce qui est regrettable, c’est qu’avec ce règlement, on donne beaucoup trop d’importance aux supporters car ce sont eux qui ont décidé de faire interrompre la rencontre parce qu’ils avaient un problème avec leur direction. Je le regrette car les supporters étaient venus pour faire la fête. Le football ne sort pas grandi."

Mais alors, comment accorder moins d’importance aux supporters dans pareille situation ? "C’est au niveau du règlement qu’il faut revoir cette procédure et voir dans quelles mesures on peut pallier ce genre de problème afin que les supporters ne puissent plus décider de la suite ou non d’un match de football selon les problèmes qu’ils ont avec leur direction. Ce qui s’est passé était prévisible."

Logiquement, le Standard devrait l’emporter sur tapis vert. "Vraisemblablement, il y aura des amendes pour les jets de projectiles et pour l’interruption du match mais je ne vais pas me prononcer sur les verdicts de ces sanctions car c’est beaucoup trop tôt. J’imagine que les décisions seront prises relativement rapidement"

Le Standard déplorait également les dégâts occasionnés par les jets de fumigènes sur la pelouse. "On avait une pelouse en très bon état et qui a été fortement endommagée, il faudra regarder ça de plus près dès samedi et on tirera les conclusions qui s’imposent."

Alexandre Grosjean touchait également un mot sur la direction anderlechtoise. "Michael Verschueren était abattu. À la première interruption, il présentait ce scénario et il me disait qu’il avait peur qu’en cas de deuxième but, on n’aille pas jusqu’au bout et cela s’est avéré exact. Il avait vu clair."

Les supporters liégeois seront-ils remboursés ? "C’est extrêmement compliqué car on ne peut pas assumer un tel coût. On n’a pas encore réfléchi à ça mais ce qui s’est passé est indépendant de notre volonté car on est totalement victime dans ce cas de figure."