La musique à fond dans le vestiaire liégeois est un signe qui ne trompe pas. La victoire à Eupen, aussi laborieuse soit-elle, a libéré les Rouches, qui n’avaient plus gagné depuis la mi-décembre, à l’Antwerp (2-3). Cela autorisait à monter le son de la sono, pour fêter ça. Le soulagement n’a qu’un temps, toutefois.

Si Alexandro Calut est un jeune joueur (18 ans), il n’est pas naïf pour autant. Quand il lui a été demandé quelles étaient les satisfactions de cette rencontre, l’emploi du pluriel n’a pas été nécessaire. "On retient les trois points, et puis…"

Certains silences en disent assez pour comprendre entre les lignes.

L’arrière gauche a convenu que la production liégeoise avait été trop pauvre, offensivement. "On a encore manqué de justesse, ce n’était pas un énorme match, c’est vrai. On a beaucoup de choses à travailler, mais on sent à l’entraînement qu’on progresse."

S’il y a encore du travail, Calut a aussi retenu que le Standard a fini le match sans encaisser. "Cela fait du bien, et c’est bon pour la confiance, mais le plus important est d’enchaîner les victoires, désormais."

Contre Malines puis, peut-être, le Cercle Bruges, les Rouches pourront encore s’appuyer sur leur jeune arrière gauche, rapidement averti (18e), mais qui a su finir le match. "Cette carte jaune ne m’a pas mis en difficulté", a-t-il analysé. "J’ai essayé de rester agressif dans le duel, sans me mettre en difficulté."

Luka Elsner l’a parfois rappelé à l’ordre, pour le repositionner, ou lui rappeler d’anticiper un mouvement adverse.

Il a surtout confirmé, à Eupen, la prestation aboutie contre Bruges. "Je pense avoir été dans le même ton que dimanche passé (contre le Club Bruges). Je me suis concentré sur mon travail défensif."

Il a pu paraître un peu plus emprunté, à certains moments, mais il a pu profiter des conseils des équipiers, pour rester concentré sur sa tâche. "J’essaie de m’imposer dans cette équipe, et je sens qu’on m’aide."

Il aide, lui aussi, cette équipe, en attendant la venue d’un nouvel arrière gauche.