Benito Raman revient, pour la première fois, sur son départ du Standard.

Quatre jours après avoir officiellement paraphé son contrat de location (avec option d’achat) à Düsseldorf, Benito Raman a accepté, pour nos confrères du Belang van Limburg, de revenir sur son passage au Standard et son bonheur d’avoir rejoint une formation étrangère décidée à utiliser pleinement ses qualités. "Je comprends déjà bien l’allemand. Je serai content si je peux atteindre le niveau de Jean-Marie Pfaff."

Düsseldorf : "Je pense qu’il était préférable d’opter pour une aventure à l’étranger où personne ne me connaît. En plus, les dirigeants de Düsseldorf me suivaient depuis un petit moment. Les premiers contacts remontent déjà au mois de janvier. J’étais allé voir la première journée de championnat et j’avais immédiatement signalé à mon agent que je voulais jouer là-bas. Zulte Waregem, Lokeren, Lens et Metz étaient également intéressés. La deuxième division allemande est plus difficile sur le plan physique et je suis curieux de voir comment je vais m’y adapter. Il y a un stade de 55.000 places qui peut être rempli lors des derbies."

Son départ : "Je ne devais pas absolument partir mais j’allais avoir moins de temps de jeu. Lors du match amical face à Hoffenheim, j’ai été remplacé après vingt-cinq minutes, ce qui m’a permis de prendre conscience de la situation. J’en ai parlé avec Olivier Renard, qui m’a dit qu’il serait préférable de trouver une autre solution. Mais lors des deux dernières semaines du mercato, on m’a dit que je ne pouvais plus partir. Cela a été comme ça jusqu’au dernier jour mais finalement, la proposition de Düsseldorf a été acceptée."

Son passage au Standard : "Yannick Ferrera et Aleksandar Jankovic croyaient en moi. Ricardo Sa Pinto, un petit peu moins. Cela peut arriver. Mais nous n’avions pas une mauvaise relation pour autant. J’en ai parlé une fois avec son adjoint. J’avais été dans la tribune lors des trois derniers matches amicaux mais j’ai dû accompagner le groupe à Malines lors de la première journée de championnat. Je lui ai dit que je n’étais pas un joueur qu’on devait mettre en tribune. Qu’il me laisse plutôt m’entraîner. Mais je suis resté professionnel et j’ai prouvé qu’on pouvait compter sur moi."

José Jeunechamps : "Je n’ai pas connu ma meilleure période avec lui. José a tout changé, ce qui était inutile car notre saison était déjà foutue. Après les rencontres à l’extérieur, nous devions passer la nuit à l’Académie. Les joueurs ne comprenaient pas. Nous étions plus au club qu’à la maison. Je me suis senti enfermé alors que je suis quelqu’un qui a besoin d’avoir de la liberté."

Daniel Van Buyten : "Quand mon départ a été officialisé, j’ai reçu une centaine de messages. Même de Daniel Van Buyten. Je ne m’y attendais pas. Il m’a dit qu’il était heureux que je rejoigne Düsseldord et qu’il ne comprenait pas ce qui arrivait au Standard. Il est certain que j’ai pris la bonne décision car j’aurai plus de temps de jeu en Allemagne. Cela m’a fait du bien de savoir qu’il m’appréciait. ‘ Si tu as besoin de quelque chose, tu peux me téléphoner ’, a-t-il rajouté. Sympa."