Bölöni: “Des conflits l’année passée”

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Thomas Busiau

Publié le - Mis à jour le

Bölöni: “Des conflits l’année passée”
© BELGA

Laszlo Bölöni était l’invité hier soir de Studio 1


Qui comme successeur ?


BRUXELLES “Je ne réponds pas aux rumeurs.” Luciano D’Onofrio n’a pas confié sa pensée plus que Pierre François au sujet de Laszlo Bölöni et des questions qui se posent inévitablement à son sujet (mais aussi à celui de Joachim Preto, remis en question par beaucoup) après le 1 sur 12 des dernières semaines.

La dernière fois que l’équipe liégeoise avait enchaîné un tel bilan chiffré, Johan Boskamp n’avait pas résisté. Et, après une défaite contre un adversaire comme Roulers à domicile, l’excuse des blessés ne peut pas être évoquée.

Clairement, l’équipe n’a plus soutenu son entraîneur en oubliant sans doute que le palmarès (comme joueur et coach) de celui-ci est incomparable à celui qu’ils affichent et que sa manière de travailler, même si toutes ont des limites dans le temps, a fait ses preuves la saison dernière et dans toute sa carrière.

Et il est utile de rappeler que le Transylvanien a permis, avec un jeu sans complexe, au Standard d’afficher (la saison passée surtout) le plus beau visage d’un club belge sur la scène européenne. Sans compter que, à l’exception de Sarr, Jovanovic et Defour, l’ensemble de son groupe actuel n’avait pas prouvé énormément avant son arrivée.

Invité hier de l’émission Studio 1 sur la RTBF, Laszlo Bölöni a exprimé le fond de sa pensée expliquant notamment, avec justesse, qu’il entrait parfaitement dans son droit, puisque c’est une des critiques émises à son sujet, de recadrer des jeunes “qui ont quinze matches en D1 à quatre”.

Après avoir rétorqué que les journalistes devraient parfois comprendre ses besoins d’entraîneur, il évoqua le boycott que nous ressentons chez ses joueurs. “Vous pensez que l’année dernière, on n’a pas eu de conflits, mais on a eu deux fois des bagarres à l’entraînement, il y a eu les histoires des penalties, des déclarations inadéquates à la presse. On vit avec des conflits” , explique-t-il. “Et l’entraîneur est obligé, chaque week-end, de mettre quinze jou-eurs au chômage. Et quand c’est répétitif, ils se retournent forcément contre le patron.”

Et, outre les blessés, la fatigue mentale et physique, il souligna que les “sollicitations de quatre bons clubs anglais pour deux joueurs” peuvent expliquer cela.



© La Dernière Heure 2009

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