Le coach laisse entendre que le Doc aurait dû attendre avant de parler de blessure

Une interview télé de Defour et Witsel dans cent pays


ANGLEUR Hier, après deux jours de congé, Laszlo Bölöni a donné son traditionnel point presse de début de semaine. À la question de savoir s'il regrettait les propos tenus à l'égard du Docteur Daniel samedi soir ("Espinoza n'a rien, le Docteur a raconté n'importe quoi" ), l'entraîneur a répondu : "J'ai dit ce que j'ai dit et je ne reviens pas sur le sujet."

Plus tard, alors qu'était évoqué le retour éventuel de Wilfried Dalmat pour le choc à Bruges, le Roumain a déclaré : "Je crains que cela soit un peu juste pour dimanche. J'attends le feu vert du Doc."

Chose qu'il n'avait pas faite avec son gardien n°1 puisqu'Andres Espinoza s'est entraîné vendredi dernier sans l'accord du staff médical. Était-ce donc un trait d'humour de le dire au sujet de Wilfried Dalmat ?

"Ce serait idiot de penser ou d'écrire que je ne respecte pas le médecin. J'ai été joueur de foot et je sais la différence entre avoir mal et être blessé. Je suis persuadé que c'est ce qui s'est passé : l' écho n'a pas détecté de déchirure, mais vu qu'Espinoza disait qu'il avait mal, le Doc a été obligé de dire qu'il était blessé. Le temps est passé et la douleur est partie. Le Doc a donc dit quelque chose qui, a posteriori, s'est avéré inexact. Quand Espinoza est venu à l'entraînement vendredi, je me suis dit : Il est fou. Je lui ai dit de s'entraîner doucement mais j'ai vu qu'il faisait tout. Il était en état de jouer. C'est tout."

Voilà une explication qui fait preuve de davantage de compréhension vis-à-vis du Docteur Daniel que lors de la conférence de presse qui a suivi la défaite contre Zulte-Waregem.

"On venait de perdre. J'étais nerveux" , souligne Laszlo Bölöni. "Quand on m'a parlé d'Espinoza, je me suis dit : mais les journalistes doivent bien savoir qu'il n'a rien vu que je l'ai fait jouer. Et j'ai répondu cela, à chaud. J'ai commis une erreur."



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