Laszlo Bölöni excessif... parce que les faits de jeu l'étaient tout autant

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BRUXELLES C'est la faute non sanctionnée de Sonck sur Marcos qui a tout déclenché : "Au repos, j'ai demandé à l'arbitre d'expulser M. Bölöni pour contestations abusives, non respect des injonctions et sorties fréquentes de sa zone technique", a expliqué Benoni Burie.

Le Parquet a retenu le manque de respect de l'entraîneur du Standard à l'égard des arbitres : il a requis deux matches de suspension et 500 € d'amende.

Pierre François a argumenté, avec rigueur et clairvoyance : "Dès les premières minutes, ce match difficile a attisé controverses et polémiques : un penalty refusé à Dalmat tout au début, un but annulé pour un hors-jeu illusoire, le slalom de De Camargo qui a provoqué la faute volontaire de Stijnen. Mais c'est l'agression caractérisée de Sonck sur Marcos à la 40e minute, sous les yeux des deux entraîneurs, qui a tout déclenché. "

Pierre François poursuit : "M. Efong Nzolo a reconnu qu'il n'avait pas vu la faute. Le 4e arbitre l'a alors appelé pour qu'il inflige un avertissement à M. Bölöni, interloqué, qui s'était simplement insurgé contre une agression qui avait affecté gravement l'intégrité physique de notre joueur. M. Bölöni a simplement réagi en proportion de la faute commise."

Que s'est-il passé à la mi-temps ? "J'ai demandé à M. Bölöni de venir dans mon vestiaire. Je n'aurais sans doute pas dû le faire. Comme Africain, je réagis mal aux affrontements. Je ne sais pas élever la voix. Les affrontements me font peur. Et M. Bölöni a crié."

L'entraîneur du Standard, très calme, s'est épanché : "Je suis un entraîneur actif sur son banc. J'ai du mal à laisser mes joueurs s'exprimer quand je sens que je dois intervenir. Mon comportement est conditionné à 200 % par ce qui se passe sur le terrain. Moi non plus, je n'ai pas oublié d'où je viens. En Afrique, les animaux sont très dangereux. Mais je sais par expérience que, chez moi, les êtres humains peuvent l'être davantage encore. Je sais me maîtriser. Toutes mes réactions étaient des réponses à des décisions erronées. Je suis désolé si mes propos ont vexé les arbitres."

Laszlo Bölöni assure encore : "Dans les médias, je n'ai pas incendié les arbitres mais Sonck !"



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