Bölöni: stop ou encore?

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Michel Matton

Publié le - Mis à jour le

Bölöni: stop ou encore?
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De la friture sur la ligne entre le coach roumain et son groupe? Tentative de réponse avec un journaliste de la rédaction des Sports

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LIÈGE Prévisible? Le coup de tête providentiel de Bolat n’aura jamais été qu’un joli mais frêle platane cachant une forêt de plus en plus vierge en résultats conformes au statut d’un champion sortant.

L’exploit du gardien turc, c’est devenu un mirage au milieu d’un désert qu’un Standard égaré dans toutes ses lignes ne donne pas l’impression de pouvoir s’extraire de sitôt.

Et pour ceux qui espéraient naïvement que le réchauffement de la planète rouche passait par un succès au détriment du dernier de la classe, c’est donc râpé. Au contraire, l’équipe de Bölöni est entrée en hibernation et personne ne peut prédire à coup sûr quand elle sortira de ce coma qui n’a rien d’artificiel, celui-là…

Face à des Flandriens qui n’avaient que leur sens de l’abnégation et leur courage à opposer, les Liégeois n’ont pas été en mesure de dicter leur loi. Pas de fond de jeu au tempo digne de ce nom, peu ou pas du tout d’effets de surprise susceptibles de faire vaciller la citadelle de Sierens à la vigilance retrouvée et le plus grave sans doute, pas de trace d’une volonté partagée de renouer à tout prix avec la victoire.

Avec cette première défaite à Sclessin, le Standard ne fait même plus partie du Top 6 et la perspective imminente de se rendre au pays noir n’exclut pas un autre coup de grisou dont les Zèbres sont coutumiers du fait.

L’absence prolongée de Defour et celle, momentanée de Mbokani, ne peuvent en tout cas pas expliquer à elles seules le mal-être collectif perçu samedi soir au travers d’une prestation aux vertus laxatives indéniables aux yeux connaisseurs d’une T3 lasse de ne plus vibrer.

“Les joueurs n’ont pas à donner leur avis mais à travailler” , affirmait toutefois Siramana Dembele, défendant ainsi un patron dont les méthodes et le charisme ne font plus vraiment autorité dans un vestiaire où un vent couleur fronde syndicale a commencé à souffler en rafales.






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