"Je ne dis que 50% de la vérité car je tiens toujours compte de l'intérêt de mon équipe." Les journalistes sportifs n'ont plus qu'à déceler le vrai du faux!


BRUXELLES Lazlo Bölöni est revenu sur ses relations difficiles avec la presse face aux journalistes de Studio 1. "Ca va être long" a-t-il prévenu. "Je n'ai jamais refusé une interview mais c'est vrai que je n'ai pas beaucoup de temps pour les médias. Ce que j'ai appris lors d'un stage à Clairfontaine, c'est que, dans la communication, l'important ce n'est pas ce qu'on est mais ce que les autres pensent de nous. Moi, je ne suis pas comme ça!".

Alors il donne quelques conseils aux journalistes s'ils ne veulent pas se faire rembarrer. "Je n'aime pas être dérangé avant les matchs et je ne parle que quand j'ai quelque chose à dire. Ce que je vous demande, c'est de respectez mon travail! Je sais que je ne suis pas un personnage facile mais cela m'aiderait d'avoir de bons interlocuteurs...".

A propos des tensions au sein de l'équipe, Bölöni admet que certains jeunes joueurs sont parfois trop précipités et enthousiasmés mais les conflits ne seraient que mineurs. A la question de savoir si les joueurs établissent un boycott de l'entraîneur, Bölöni répond: "C'est une question inutile. Vous croyez qu'on avait pas déjà des conflits l'année dernière? Des joueurs se sont bagarrés pendant l'entraînement. Dans un groupe de 30 joueurs, c'est inévitable. Vous croyez qu'à Anderlecht, tout le monde est content?" rétorque le Roumain.

Concernant la rumeur selon laquelle Sarr, Dalmat et Nicaise seraient relégué dans le noyau B, Bölöni est hors de lui. "C'est révoltant!" estime-t-il.

Bölöni reconnait toutefois: "Je ne dis que 50% de la vérité car je tiens toujours compte de l'intérêt de mon équipe." Les journalistes sportifs n'ont plus qu'à déceler le vrai du faux!

© La Dernière Heure 2009