Yoni Buyens se veut réaliste. “En playoffs, les statistiques sont insignifiantes”

LIEGE Après la victoire à Bruges, le Standard s’apprête à accueillir Anderlecht, qui s’est incliné à domicile contre Genk lors de la première journée des playoffs 1.

“Il y a une bonne ambiance, le moral est bon, mais il n’y a pas eu de relâchement sur le terrain. Aux entraînements, tout le monde est concentré, engagé. C’est positif”, note Yoni Buyens. “Mais Anderlecht sera très motivé car il a perdu à Sclessin durant la phase classique et qu’il a reçu pas mal de critiques ces dernières semaines. Mbokani, sa meilleure arme, est suspendu, mais Anderlecht ne devient pas pour autant une mauvaise équipe. Ils ont un très bon entrejeu et des individualités comme Suarez, Jovanovic, Iakovenko, etc. capables de faire la différence. Pour moi, Anderlecht reste le favori. La pression est sur eux, pas sur nous.”

Pourtant, en cas de victoire samedi, le Standard reviendrait à trois points du rival bruxellois et reviendrait du même coup dans la course au titre. “Avec de si… Il ne faut pas oublier qu’on n’a joué qu’un match. Laissons rêver ceux qui veulent rêver. Nous, nous devons rester réalistes. C’est très cliché mais prenons match par match. Et si nous les négocions bien, de belles choses deviendront possibles.”

Durant la phase classique, le Standard est la seule équipe à avoir pris deux fois des points contre Anderlecht. Une victoire à Sclessin et un partage à Anderlecht.

“On avait fait 0 sur 6 contre Bruges”, rétorque le médian de 25 ans, menacé de suspension au prochain carton jaune. “En playoffs, les statistiques ne veulent rien dire. Tout le monde peut battre tout le monde. Il faut simplement se concentrer sur le match avenir et avoir la bonne attitude. Comme on l’a fait à Bruges.”

Au Jan Breydelstadion, le Standard avait aussi adapté sa tactique. Au lieu d’aller presser dans la moitié de terrain adverse, comme cela a souvent été le cas, ils ont attendu Bruges. Et ils ont fait la différence sur phases arrêtées.

“Ce n’était pas une énorme différence, on a tout de même pressé mais plus bas. On l’avait déjà fait à Anderlecht et à Genk… Pourrions-nous adopter la même tactique à domicile ? Si on gagne, personne ne dira rien. Mais la tactique adoptée à Bruges ne convient pas forcément contre Anderlecht. Chaque adversaire est différent. On a choisi la meilleure option contre Bruges, mais on peut peut-être faire mal à Anderlecht d’une autre manière. Ce sera au coach de faire ses choix.”

Et Mircea Rednic a déjà démontré qu’il avait tiré les enseignements de la phase classique...


© La Dernière Heure 2013